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Nord Stream 2 : Washington critique la "forte dépendance" de l'UE au gaz russe

Le conseiller à la sécurité nationale américain John Bolton a critiqué vendredi à Kiev le projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne via la Baltique en contournant l'Ukraine, soulignant la dimension "stratégique" de la dépendance européenne au gaz russe.

"Pourquoi l'Europe se rend encore plus dépendante aux ressources énergétiques russes?", a déclaré M. Bolton lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec M. Porochenko. Il s'est inquiété en particulier de l'"importance stratégique" que revêtait la "forte dépendance vis-à-vis de la Russie pour l'approvisionnement en gaz naturel". "Il existe d'autres sources possibles de gaz naturel provenant des principaux gisements de gaz situés en Méditerranée orientale, en Israël", a-t-il affirmé, citant également "la capacité des États-Unis à exporter du gaz naturel liquéfié (GNL, ndlr) et diverses autres sources possibles".

Le président américain Donald Trump a fustigé à plusieurs reprises le projet Nord Stream 2, que le groupe gazier russe Gazprom espère mettre en service d'ici à fin 2019. Il doit doubler les capacités de livraison entre la Russie et l'Allemagne via la mer Baltique et donc permet d'éviter un acheminement via l'Ukraine. A ce jour, le géant russe Gazprom couvre 35% de la consommation de l'UE et la moitié des achats transite par l'Ukraine.

Lors d'une rencontre samedi dernier avec Vladimir Poutine à Berlin, Angela Merkel, qui défend ce projet, a estimé que l'Ukraine devait "jouer un rôle dans le transit de gaz vers l'Europe", même après l'entrée en fonction de Nord Stream 2 prévue en 2019.

M. Poutine a estimé que le projet "répond à la demande croissante de l'économie européenne pour les ressources énergétiques". Mercredi, il a assuré que le gaz russe était plus intéressant que le GNL américain pour les Européens et s'est dit prêt à une concurrence avec les Etats-Unis à condition qu'elle soit "honnête".

Les Etats-Unis, grand producteur de gaz naturel, se sont récemment lancés dans une offensive commerciale à la recherche de nouveaux débouchés, soutenue par Donald Trump. Au mois d'août, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait affirmé que les Etats-Unis pourraient devenir un partenaire stratégique de l'UE pour ses approvisionnements en GNL, à condition de pratiquer des "prix compétitifs". Mais le transport de GNL en bateau reste pour l'heure considérablement plus cher que l'acheminement de gaz russe par pipeline.

Le conseiller à la sécurité nationale américain John Bolton a critiqué vendredi à Kiev le projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne via la Baltique en contournant l'Ukraine, soulignant la dimension "stratégique" de la dépendance européenne au gaz russe. "Pourquoi l'Europe se rend encore plus dépendante aux ressources énergétiques russes?", a déclaré M. Bolton lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec M. Porochenko. Il s'est inquiété en particulier de l'"importance stratégique" que revêtait la "forte dépendance vis-à-vis de la Russie pour l'approvisionnement en gaz naturel". "Il existe d'autres sources possibles de gaz naturel provenant des principaux gisements de gaz situés en Méditerranée orientale, en Israël", a-t-il affirmé, citant également "la...