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Moyen Orient et Monde - Conflit

Riyad annonce une contribution de 100 millions de dollars pour le nord-est de la Syrie

Des déplacés syriens de Deir ez-Zor recevant de l'aide dans un camp à Hassaké. AFP / Delil Souleiman

L’Arabie saoudite a annoncé hier une contribution de 100 millions de dollars pour des projets de la coalition internationale conduite par les États-Unis pour stabiliser le nord-est de la Syrie autrefois occupé par le groupe État islamique.
Le royaume saoudien a souligné que sa contribution est la plus importante à ce jour pour ces zones du nord-est de la Syrie désormais contrôlées par des forces arabo-kurdes soutenues par la coalition internationale antijihadiste. Il précise que cette somme a été débloquée à la suite d’un engagement pris par Riyad lors d’une réunion internationale le 12 juillet à Bruxelles.
 « Cette contribution substantielle jouera un rôle crucial dans les efforts de la coalition internationale pour revitaliser des communautés, notamment à Raqqa, qui ont été dévastées par les terroristes de l’EI », affirme Riyad en évoquant des projets liés à la santé, l’agriculture, l’électricité, l’eau, l’éducation et le transport.
L’EI a perdu le contrôle de la plupart de son « califat » autoproclamé à cheval sur la Syrie et l’Irak, notamment après avoir été chassé en 2017 de Mossoul et de Raqqa, ses deux places fortes dans ces pays.
Le régime du président syrien Bachar el-Assad, qui a perdu le contrôle sur ces régions, a qualifié cette contribution « d’inacceptable moralement », selon des propos rapportés par l’agence de presse officielle syrienne SANA. Le régime reproche à l’Arabie saoudite d’avoir encouragé des mouvements « terroristes en Syrie », dans la guerre qui ravage le pays depuis plus de sept ans.
Cette annonce intervient alors que l’administration de Donald Trump envisage de revoir à la baisse les fonds alloués à des programmes d’aide au Moyen-Orient, notamment en Syrie et dans la bande de Gaza. Il s’agit d’une « contribution importante, essentielle pour la stabilisation et les premiers efforts de reconstruction », a dit le département d’État dans un communiqué à propos de l’aide saoudienne. « Elle arrive à un moment important de la campagne », a-t-il noté. Il faut que les alliés des États-Unis contribuent à renforcer la stabilité et la sécurité dans la région, a-t-il ajouté dans le communiqué. « Les programmes de stabilisation et de reconstruction sont essentiels pour garantir que l’EI ne puisse pas réapparaître et utiliser la Syrie comme base pour menacer les populations de la région ou préparer des attaques contre la communauté internationale. »

18 jihadistes de l’EI tués par un raid aérien
Sur le terrain, au moins 18 jihadistes de l’EI ont été tués dans un raid aérien visant leur ultime bastion de l’est de la Syrie, a annoncé hier l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Les frappes ont visé jeudi soir la localité de Soussa, dans la province de Deir ez-Zor frontalière de l’Irak, tuant « au moins 18 combattants de l’EI », la plupart étrangers, selon l’OSDH. Un haut commandant jihadiste, de nationalité irakienne, figure parmi les victimes, selon cette ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.
L’Observatoire n’était pas en mesure de dire si ces raids ont été menés par l’aviation de Bagdad ou par la coalition internationale anti-EI emmenée par Washington, deux acteurs qui interviennent dans ce secteur. L’armée irakienne a, elle, annoncé dans un communiqué avoir tué « des éléments » de l’EI dans un raid aérien en Syrie ciblant jeudi une « cellule de commande » des jihadistes. Il n’était pas possible de savoir de source indépendante si le raid évoqué par l’OSDH correspond à celui évoqué par l’armée irakienne.
Fin juillet, le commandant des forces françaises au sein de la coalition internationale, le général François Parisot, avait assuré que les jihadistes ne contrôlaient plus qu’une bande de territoire entre les villes de Hajine et de Boukamal, près de la frontière irakienne, évaluant le nombre de combattants de l’EI à « quelques centaines ». Il avait toutefois averti que les combats contre les derniers jihadistes à Deir ez-Zor devaient encore durer « au moins deux ou trois mois ».
Cependant, dans un rapport présenté lundi, des observateurs de l’ONU ont affirmé qu’entre 20 000 et 30 000 combattants de l’EI, dont des étrangers, sont encore présents en Irak et en Syrie.

Source : agences

L’Arabie saoudite a annoncé hier une contribution de 100 millions de dollars pour des projets de la coalition internationale conduite par les États-Unis pour stabiliser le nord-est de la Syrie autrefois occupé par le groupe État islamique.Le royaume saoudien a souligné que sa contribution est la plus importante à ce jour pour ces zones du nord-est de la Syrie désormais contrôlées par...
commentaires (1)

les saudis n'ont pas pu changer le régime par le financement des terroristes mais maintenant , ils veulent s'incruster par le financement , faire une sorte de province sunnite saudi

Talaat Dominique

11 h 45, le 18 août 2018

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Commentaires (1)

  • les saudis n'ont pas pu changer le régime par le financement des terroristes mais maintenant , ils veulent s'incruster par le financement , faire une sorte de province sunnite saudi

    Talaat Dominique

    11 h 45, le 18 août 2018

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