Le patriarche Raï entouré des intervenants.
Sous le patronage du patriarche maronite Mgr Béchara Raï, le village et la paroisse de Hasroun ont organisé hier, dans la salle Sainte-Anne, un colloque intitulé « Le savant Assemani, figure marquante de l’histoire ancienne et contemporaine de l’Église », en présence notamment du député du caza de Bécharré, Joseph Ishac, de Mgr Tony Gebran et du vicaire patriarcal général de Bécharré, Zghorta et Ehden, Mgr Joseph Naffah.
Au cours de son intervention, le patriarche Raï est revenu sur le parcours d’Assemani qui « a tenu à élever l’Église maronite grâce à sa distinction au niveau de la culture, de l’éducation et de la foi ». « Il maîtrisait le français, l’hébreu, le syriaque, le chaldéen, l’italien et l’anglais, entre autres, et traduisait dans toutes ces langues », a-t-il ajouté avant de poursuivre : « Il a été désigné secrétaire de la bibliothèque du Vatican et consultant des Églises orientales, il a été également désigné historien et juge. » Et de conclure : « Assemani était une personne exceptionnelle et une fierté pour l’Église maronite, pour le Liban et pour Hasroun. Il mérite cet hommage à l’occasion du 250e anniversaire de son décès. »
Pour Mgr Naffah, « Assemani est un modèle dans la préservation de l’héritage maronite ». « Il était un immigré attaché à ses racines, il n’a jamais oublié sa terre et sa patrie, il gardait toujours en tête qu’il était syriaque, oriental et maronite », a raconté Mgr Naffah avant d’ajouter : « Il nous a appelés tous à être des assemanites. »


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