Capture d'écran du compte Twitter du mufti de la République syrienne, Ahmad Badreddine Hassoun.
L'ambassade syrienne a Beyrouth a affirmé mardi que le mufti de la République syrienne, Ahmad Badreddine Hassoun, ardent défenseur du régime de Bachar el-Assad, n'était pas à l'origine de tweets polémiques sur son compte appelant l'armée syrienne à revenir à Beyrouth afin de "donner une leçon" aux Libanais.
"Un compte Twitter sous le nom d'Ahmad Badreddine Hassoun a publié des tweets au nom du mufti qui portent atteinte aux bonnes relations fraternelles entre la Syrie et le Liban", a affirmé l'ambassade dans un communiqué. La représentation diplomatique indique avoir contacté le mufti Hassoun, qui a nié être lié à ce compte. L'ambassade a réaffirmé son soutien aux bonnes relations libano-syriennes et appelé "ceux qui ont à cœur la sécurité et la stabilité" de ces deux pays à s'éloigner de tout ce qui pourrait créer des divisions entre eux.
Les propos polémiques diffusés dimanche sur le compte twitter du mufti Hassoun réagissent à une campagne appelant à expulser l'ambassadeur de Syrie au Liban Ali Abdel Karim Ali. "Les services de sécurité du Liban doivent discipliner leurs citoyens, qui répercutent le mot-dièse Ensemble pour expulser l'ambassadeur syrien, et si leur gouvernement en est incapable, l'armée syrienne est prête à leur donner une bonne leçon", affirmait un premier tweet sur le compte du mufti, prévenant que "l'histoire se répète, au cas où vous ne le saviez pas". Un deuxième tweet sur le compte du mufti appelait l'ambassadeur Ali à "réagir de manière appropriée face aux Libanais stupides et à leurs abus" appelant "l'armée syrienne à entrer dans le centre de Beyrouth afin de leur donner une leçon".
Mardi, le mufti affirmait sur son compte avoir pris contact avec la direction de twitter afin de faire certifier son compte.


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