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Syrie: mort d'un deuxième otage druze détenu par l'EI

AFP
09/08/2018
Une femme détenue par le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et faisant partie d'un groupe d'otages druzes enlevés dans la province méridionale de Soueida est morte dans des "circonstances floues", ont annoncé jeudi une ONG et une source locale.
Les jihadistes de l'EI avaient enlevé fin juillet une trentaine de femmes et d'enfants de la communauté druze dans la province de Soueida, en marge d'une série d'attaques coordonnées ayant fait plus de 250 morts. Il y a une semaine, l'organisation ultra-radicale avait décapité un des otages, un étudiant de 19 ans.

Des négociations ont été initiées entre le groupe jihadiste et le régime syrien, par le biais de son allié russe, pour tenter de trouver un accord et échanger les otages contre des prisonniers.

"L'EI a informé la délégation de Soueida chargée des négociations du décès de la femme, des suites d'une maladie", a indiqué à l'AFP Nour Radwan qui dirige Soueida24, un média en ligne local.

Des photos du corps sans vie de la femme de 65 ans, qui s'appelle Zahia, ont été envoyées à la délégation, selon M. Radwan.

Les proches de la défunte assurent qu'elle souffrait de problèmes de santé, notamment de diabète et de complications cardiaques, mais ils ne sont pas en mesure de spécifier les causes de son décès, a-t-il ajouté.

Le groupe jihadiste avait récemment demandé à la délégation "d'envoyer des médicaments" pour soigner les otages souffrant de maladies chroniques, a indiqué M. Radwan. Mais les négociateurs druzes ont refusé de répondre favorablement à l'appel, craignant que le livreur ne soit également enlevé par l'EI.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé jeudi la mort de la femme en captivité, notant toutefois les "circonstances floues" de ce décès.

Les jihadistes gardent toujours en détention au moins 13 femmes et 15 enfants, enlevés dans un village de l'est de la province de Soueida majoritairement tenue par le régime, selon l'OSDH.

Aucune information n'est disponible sur leurs conditions de détention, mais M. Radwan craint des cas de "maltraitance et d'abus". Selon lui, les otages sont transférés d'un endroit à l'autre par les jihadistes, qui fuient les bombardements du régime visant depuis dimanche leurs positions dans le désert du nord-est de la province de Soueida.

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