Le ministère libanais de l’Énergie a dénoncé jeudi "les menaces" des propriétaires de générateurs privés qui rejettent sa décision de leur imposer d'installer des compteurs et ont averti qu'ils pourraient plonger le pays dans le noir, affirmant que l'Etat ne plierait pas devant "leur chantage".
"Nous rejetons les menaces proférées par certains propriétaires de générateurs de couper le courant. Personne ne peut forcer la main à l'Etat ou lui faire du chantage en menaçant de plonger le pays dans les ténèbres", affirme un communiqué publié par le ministère dans la journée.
Il souligne que les propriétaires de générateurs privés, qui vendent du courant aux particuliers pendant les heures de coupure du courant, avaient "un délai suffisant" pour installer les compteurs.
Le ministre de l'Economie avait émis en juillet dernier des directives concernant l'installation de compteurs permettant de calculer la consommation électrique réelle des clients de générateurs privés, qui fournissent de l’électricité pendant les heures de rationnement.
Ce mécanisme oblige en principe ces exploitants illégaux à s’enregistrer auprès de la Direction de la protection du consommateur (DPC) et à installer, à leurs frais, des compteurs personnels chez leurs clients afin de pouvoir les facturer en fonction de leur consommation réelle mais le ministère de l'Economie peine encore à obliger les propriétaires de générateurs privés à installer ces compteurs. Les propriétaires de moteurs ont jusqu'au 1er octobre 2018 pour s’enregistrer.
Électricité du Liban, qui détient le monopole de la production d’électricité dans le pays depuis les années 1960, produit moins de 2 000 mégawatts (MW), pour une demande qui peut dépasser les 3 000 MW, notamment pendant l’été.


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