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Côte d'Ivoire : la réforme de la Commission électorale saluée par l'opposition et la société civile

Un groupe d'opposition et des organisations de la société civile de Côte d'Ivoire ont salué mardi l'annonce de la réforme de la commission électorale, la deuxième mesure importante, avec l'acquittement de 800 personnes dont Simone Gbagbo, annoncée par le président Alassane Ouattara pour l'apaisement du climat politique.

A deux mois des élections locales, et deux ans de la présidentielle, la composition de l'actuelle Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne est jugée déséquilibrée par l'opposition et par des organisations de la société civile, avec huit de ses membres représentant le pouvoir contre seulement quatre pour l'opposition.  Un avis partagé par la Cour africaine des droits de l'homme, qui dans un arrêt rendu en 2016 a ordonné au gouvernement ivoirien de la réformer. Ce qu'il n'avait pas fait jusqu'à présent.

"Il faut une commission électorale crédible pour des élections crédibles" et "des élections crédibles sont le gage d'une véritable réconciliation nationale", a estimé mardi Georges Armand Ouégnin, président de "Ensemble pour la démocratie et la souveraineté" (EDS), coalition qui regroupe des partis politiques d'opposition et des associations de la société civile.
"L'élaboration de la nouvelle commission doit être consensuelle", a-t-il ajouté.

Le Groupe de plaidoyer et d'actions pour une transparence électorale (GPATE), un réseau d'organisations de la société civile ivoirienne, a estimé dans un communiqué que la réforme de la CEI contribuera à faire "baisser la tension entre les acteurs politiques et marque la volonté du chef de l'Etat de continuer à édifier un Etat de droit en Côte d'Ivoire".  Le GPATE "appelle à une réforme inclusive rassemblant tous les acteurs significatifs" (pouvoir, opposition, société civile) pour "aboutir à une CEI indépendante et impartiale qui doit jouer son rôle d'arbitre neutre et objectif pour des élections crédibles", "en vue de donner une chance à la cohésion sociale et à la paix en Côte d'Ivoire".

Dans une allocution télévisée à la Nation lundi soir, le président Ouattara a annoncé avoir demandé au gouvernement de "réexaminer la composition de la Commission électorale indépendante", souhaitant que les "prochaines élections soient inclusives et sans violences".

Les prochaines élections, municipales et régionales couplées, sont prévues le 13 octobre, et la présidentielle en 2020.

Un groupe d'opposition et des organisations de la société civile de Côte d'Ivoire ont salué mardi l'annonce de la réforme de la commission électorale, la deuxième mesure importante, avec l'acquittement de 800 personnes dont Simone Gbagbo, annoncée par le président Alassane Ouattara pour l'apaisement du climat politique. A deux mois des élections locales, et deux ans de la présidentielle, la composition de l'actuelle Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne est jugée déséquilibrée par l'opposition et par des organisations de la société civile, avec huit de ses membres représentant le pouvoir contre seulement quatre pour l'opposition.  Un avis partagé par la Cour africaine des droits de l'homme, qui dans un arrêt rendu en 2016 a ordonné au gouvernement ivoirien de la réformer. Ce qu'il...