Photo AFP / ROSLAN RAHMAN
Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a déclaré samedi à Singapour avoir "bon espoir" d'obtenir des avancées rapides vers la libération d'un pasteur américain retenu en Turquie, une affaire qui a aggravé les relations diplomatiques déjà tendues entre Washington et Ankara.
Le pasteur Andrew Brunson, qui a déjà passé plus d'un an et demi en détention provisoire en Turquie où il jugé pour "espionnage" et "terrorisme", a été placé en résidence surveillée la semaine dernière.
S'exprimant au lendemain d'une rencontre avec son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, en marge d'un forum régional à Singapour, Mike Pompeo a fait part de son optimisme.
"Il est grand temps que le pasteur Brunson soit libre, autorisé à rentrer aux Etats-Unis", ainsi que les autres Américains ou employés locaux des missions diplomatiques américaines arrêtés par les autorités turques, a-t-il réaffirmé lors d'une conférence de presse à Singapour.
"J'ai bon espoir que cela va se réaliser dans les jours à venir", a-t-il déclaré, soulignant avoir eu "de bonnes discussions" avec le ministre turc. "J'ai vraiment espoir que nous allons faire des progrès dans les jours et semaines à venir", a-t-il ensuite ajouté.
Washington a fait de la libération d'Andrew Brunson une priorité et haussé le ton la semaine dernière après le placement du pasteur en résidence surveillée. Cette semaine, les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre les ministres turcs de la Justice et de l'Intérieur, Abdulhamit Gül et Süleyman Soylu, pour leur rôle présumé dans cette affaire.
Vendredi, le chef de la diplomatie américaine avait réaffirmé à son homologue turc sa "détermination" à obtenir la libération du pasteur, mais Ankara avait à nouveau rejeté les "menaces" de Washington tout en prônant le dialogue.
De nombreux analystes estiment que la Turquie est soucieuse de ne pas envenimer davantage la situation alors que l'annonce des sanctions américaines a fait souffler un vent de panique sur les marchés. La livre turque a atteint un plus bas historique, s'échangeant à plus de cinq pour un dollar.


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