Photo REUTERS/Ammar Awad
Israël va fermer son hôpital de campagne situé le long de la ligne de démarcation avec la Syrie et destiné à soigner des malades et des blessés du conflit qui ravage le pays voisin, a annoncé vendredi l'armée.
Situé sur le plateau du Golan occupé par Israël, cet hôpital de campagne a pris en charge quelque 6.800 Syriens depuis sa création en août 2017, a indiqué l'armée dans un communiqué.
"Nos forces ont commencé à évacuer le complexe médical", a-t-elle ajouté, sans donner de précisions sur les raisons de cette fermeture.
Depuis le déclenchement en 2011 de la guerre en Syrie, Israël a toujours refusé d'accueillir des réfugiés mais soigne ponctuellement des blessés avant de les renvoyer dans leur pays.
Cette aide médicale s'inscrit dans le cadre de l'opération "Bon voisinage", a souligné l'armée, tout en insistant sur la politique de non-intervention israélienne dans le conflit syrien.
Israël s'est emparé en 1967 de la majeure partie du plateau du Golan, qu'elle a annexée en 1981. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.
L'Etat hébreu s'emploie à rester à l'écart du conflit chez son voisin, avec lequel il reste techniquement en guerre mais a mené plusieurs frappes contre le régime de Bachar el-Assad ou ses alliés, le Hezbollah libanais et l'Iran.
L'armée israélienne est sur le qui-vive depuis l'offensive déclenchée le 19 juin par le régime de Damas et ses alliés dans le sud de la Syrie. Les forces gouvernementales ont déjà repris plus de 90% des provinces méridionales de Deraa et de Qouneitra.
Mercredi, une frappe aérienne israélienne a tué sept hommes armés, probablement liés au groupe Etat islamique (EI), qui tentaient de s'infiltrer en Israël à partir du plateau du Golan syrien, selon l'armée israélienne.
"L'armée est en alerte au sujet des récents événements dans la région et est préparée à toutes sortes de scénarios", selon le communiqué de l'armée.


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