Il n’est pas dans l’intérêt des États-Unis de quitter l’OTAN, mais s’ils osaient le faire, les 28 États membres restants pourraient très bien se débrouiller seuls. Le Royaume-Uni et la France, en plus d’être des pays riches, sont détenteurs de l’arme nucléaire, sans compter qu’ils possèdent des porte-avions, des sous-marins et des bases militaires hors de leurs frontières. L’Allemagne, l’Espagne et l’Italie sont non seulement populeuses, mais aussi des forces économiques. La Turquie, quant à elle, possède une puissante armée. Bref, si un conflit éclatait entre la nouvelle OTAN et, par exemple, la Russie et ses petits alliés, ces derniers auraient beaucoup à faire. Et nul doute qu’advenant une Alliance en difficulté, les États-Unis arriveraient en renfort, telle la cavalerie yankee dans les westerns.
À Bruxelles, les États membres se sont engagés à faire passer leur budget militaire à 2 % de la valeur de leur PIB d’ici à 2024. Bien pensé pour la date, ce sera justement la dernière année au pouvoir de Donald Trump, s’il est réélu en 2020.
Montréal-Québec
Nos lecteurs ont la parole - Sylvio Le Blanc
L’OTAN sans les États-Unis, pourquoi pas ?
OLJ / le 03 août 2018 à 00h00

