Le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil (gauche), et l'ambassadeur syrien à Beyrouth, Ali Abdelkarim Ali, le 2 août 2018. Photo ANI
L'ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdelkarim Ali, reçu jeudi par le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a appelé les Syriens établis au Liban à rentrer dans leur pays, insistant cependant à ce que toutes les initiatives de retour de réfugiés passent par le régime de Damas.
"Il y a toujours eu un Etat en Syrie et un au Liban, et des accords sont passés entre les deux pays... les Russes facilitent le travail et soutiennent les efforts que nous fournissons de notre côté, tandis que la coopération du directeur de la SG libanaise, Abbas Ibrahim, avec les parties concernées en Syrie, soulage les Russes", a souligné M. Abdelkarim Ali, affirmant qu'il ne voit "aucune contradiction" entre les deux initiatives. "Le plus important, c'est toutes les initiatives passent par nous afin que tout se passe comme prévu", a-t-il souligné.
Il a lancé à un appel à "tous les Syriens" réfugiés au Liban: "ceux qui n'ont pas de problèmes (comme la circonscription) peuvent se rendre directement à la frontière" pour rentrer chez eux, "et ceux qui ont de petites difficultés, elles pourront être résolues en coopération entre les deux pays". "Toutes les villes de Syrie attendent le retour de leurs fils", a-t-il dit.
Lors du sommet de Helsinki qui a réuni, le 16 juillet, les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump, la Russie a proposé de coopérer pour assurer le retour de réfugiés installés au Liban et en Jordanie. À cette fin, Moscou propose de créer un groupe de travail réunissant les Russes, les Américains et les Jordaniens sur la base du centre de coordination russo-jordanien à Amman, ainsi que la création d’un groupe similaire au Liban. Parallèlement, la SG libanaise organise, en coopération avec Damas, des opérations de rapatriement vers la Syrie. Cinq vagues de retours volontaires ont été organisées depuis le mois de juin.
Concernant le service militaire obligatoire lors du retour en Syrie, un des motifs poussant les réfugiés à ne pas rentrer, l'ambassadeur a souligné que "le président Bachar el-Assad promulgue chaque année plusieurs décrets d'amnistie pour les personnes qui ont déserté, fui ou qui ont eu des empêchements spécifiques, et il accorde des délais pour régler ces situations". "Beaucoup de Syriens reviennent faire leur service militaire et il est donc possible de trouver des solutions, comme le versement d'une compensation financière, pour les personnes qui ont passé plus de quatre ans hors du pays", a-t-il poursuivi.


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