Les résultats d’Apple ont montré une nouvelle fois combien le groupe dépendait encore financièrement de l’iPhone. Photo Reuters
Apple, qui se rapproche du seuil symbolique des 1 000 milliards de capitalisation boursière, a publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu, aidé notamment par une nette hausse du prix de vente des iPhone dont il est toujours très dépendant financièrement. Bien que les ventes de ses smartphones se soient révélées, en volume, un peu en dessous des anticipations, avec 41,3 millions d’unités écoulées (+1 %), Apple a fait largement plus que le compenser grâce à une hausse des prix de vente. Le chiffre d’affaires de ce segment a ainsi bondi de 20 % pour atteindre près de 30 milliards de dollars. Cela est notamment dû à la sortie en 2017 de l’iPhone 8 et surtout de l’iPhone X, dont le prix démarre aux États-Unis à près de 1 000 dollars.
Cette publication permettait au titre d’avancer de 4,03 % à 197,95 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street hier matin, à environ une dizaine de dollars du niveau requis pour atteindre les 1 000 milliards en Bourse. Apple, qui a fini la séance officielle avec une capitalisation de 935,3 milliards de dollars, deviendrait la première entreprise privée à franchir ce cap.
Guerre commerciale
Les marchés étaient attentifs à tout signe de faiblesse, que ce soit à propos des iPhone ou de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, dont la firme de Cupertino (Ouest) est très dépendante. Outre un chiffre d’affaires de plus de 9,5 milliards de dollars réalisé dans ce pays (+19 % sur un an), Apple y fait assembler la plupart de ses appareils.
Interrogé par des analystes, le patron Tim Cook s’est voulu rassurant, notant en particulier que ses produits étaient épargnés par les nouvelles taxes douanières. La crainte est que ces tarifs « apparaissent comme des taxes sur le consommateur » et « aboutissent à un ralentissement économique », a indiqué M. Cook. « Ceci étant dit, nous sommes optimistes sur le fait que cela se règle. Il y a une interdépendance entre les États-Unis et la Chine, impossible d’y échapper », a-t-il continué.
Source : AFP


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