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Quatre touristes étrangers tués dans une attaque au Tadjikistan

Quatre touristes américains, suisse et néerlandais ont été tués et deux autres blessés au Tadjikistan après avoir été fauchés par une voiture et attaqués par des hommes armés, ont indiqué lundi les autorités de ce pays d'Asie centrale.
L'attaque s'est produite dimanche dans la région de Danghara, à 150 km au sud de la capitale Douchanbé, lorsqu'un groupe de sept cyclotouristes étrangers, comprenant un Français, a été fauché par une voiture, dont le conducteur a ensuite pris la fuite.

Après avoir dans un premier temps évoqué la piste de l'accident, les autorités tadjiks ont annoncé lundi que les suspects "avaient des couteaux et des armes à feu" et qu'un des touristes avait reçu des blessures à l'arme blanche.
"Nous étudions toutes les pistes", y compris celle d'un vol, a indiqué aux journalistes le ministre tadjik de l'Intérieur Ramazon Hamro Rahimzoda, sans évoquer explicitement la possibilité d'un acte terroriste.
Le ministre a indiqué que les "institutions publiques ont été placées sous protection" pour "assurer la sécurité des citoyens et des touristes" suite à cette attaque.

Deux Américains, un Suisse et un Néerlandais ont été tués dans cette attaque, tandis qu'un autre Suisse et un autre Néerlandais ont été blessés. Le septième touriste, un Français qui se trouvait en queue de peloton, est sorti indemne et est interrogé par la police.
Un suspect a été arrêté dimanche et deux autres, qui ont "opposé une résistance", tués lors d'une opération spéciale de la police.
Trois autres suspects sont encore en fuite, selon M. Rahimzoda.

"Année du tourisme"
Selon le ministre, l'un des deux touristes blessés dans l'attaque l'a été par "un coup de couteau" et se trouve à l'hôpital dans un état "stable".
Le Néerlandais tué, un homme de 56 ans, se trouvait avec sa compagne de 58 ans, également des Pays-Bas. Celle-ci a été blessée dans l'incident et conduite à l'hôpital, selon le ministère néerlandais des Affaires étrangères.

L'attaque a eu lieu sur la partie la plus méridionale de la voie touristique M41, plus connue sous le nom de route du Pamir, qui relie le Kirghizstan voisin au Nord jusqu'à la frontière afghane, au Sud du Tadjikistan.
Construite à l'époque soviétique, elle est notamment prisée par les passionnés de cyclisme pour ses passages à haute altitude avec des cols à plus de 4.500 mètres et ses paysages désertiques.

Le Tadjikistan, petite ex-république soviétique d'Asie centrale à majorité musulmane et qui est la plus pauvre de l'ex-URSS, est dirigé d'une main de fer par le président Emomali Rakhmon depuis 1992.
Après avoir connu dans les années 1990 une sanglante guerre civile, les autorités tadjikes ont fait de la lutte contre l'intégrisme religieux une priorité, prenant en 2015 des mesures radicales telles que le rasage forcé des barbes, des restrictions pour le pèlerinage annuel à La Mecque et une campagne contre le port du hijab.
L'année 2018 a été déclarée "année du tourisme" au Tadjikistan et les agents de l'Etat avaient été avertis qu'ils seraient limogés et considérés comme "traitres" s'ils exigaient des pots-de-vin de la part des touristes.
Le tourisme y est relativement peu développé avec 414.000 arrivées en 2015, selon les chiffres de la Banque mondiale.

Quatre touristes américains, suisse et néerlandais ont été tués et deux autres blessés au Tadjikistan après avoir été fauchés par une voiture et attaqués par des hommes armés, ont indiqué lundi les autorités de ce pays d'Asie centrale.L'attaque s'est produite dimanche dans la région de Danghara, à 150 km au sud de la capitale Douchanbé, lorsqu'un groupe de sept cyclotouristes étrangers, comprenant un Français, a été fauché par une voiture, dont le conducteur a ensuite pris la fuite.Après avoir dans un premier temps évoqué la piste de l'accident, les autorités tadjiks ont annoncé lundi que les suspects "avaient des couteaux et des armes à feu" et qu'un des touristes avait reçu des blessures à l'arme blanche."Nous étudions toutes les pistes", y compris celle d'un vol, a indiqué aux journalistes le ministre...