Liban

L’audience en appel de la jeune Libanaise condamnée en Égypte reportée au 9 septembre

Liban-Égypte
OLJ
30/07/2018

L’audience en appel dans l’affaire de la jeune Libanaise condamnée à huit ans de prison en Égypte, Mona Mazbouh, a eu lieu hier au Caire, mais a été reportée par le juge jusqu’au 9 septembre prochain. Ce délai, selon Hassan Bazzi, avocat et militant faisant partie d’un groupe de volontaires mandatés par le père de la jeune fille pour suivre son affaire, vise à permettre à l’avocat égyptien de mieux préparer la défense de la jeune femme. Interrogé par L’OLJ, l’avocat se dit convaincu que « ce report n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Ce qui l’aurait été, c’est que le jugement premier soit confirmé en appel ».


Mona Mazbouh a, rappelons-le, été arrêtée fin mai à l’aéroport du Caire et condamnée à huit ans de prison pour avoir publié sur Facebook une vidéo considérée par la justice comme « ayant porté atteinte au peuple égyptien ». La jeune fille y réagissait contre un harcèlement sexuel qu’elle avait subi dans la rue, un fléau qui sévit en Égypte et qui est régulièrement dénoncé dans les médias. Ayant usé d’un langage quelque peu agressif, la jeune fille avait plus tard publié une autre vidéo où elle s’excusait de l’effet produit par la première, mais c’était trop tard. Au cours d’une conférence de presse tenue la semaine dernière, le père de la jeune fille de 24 ans, Ali Mazbouh, a révélé qu’elle « souffre de graves perturbations psychologiques » et qu’elle a subi une opération chirurgicale à la tête il y a plusieurs années de cela. Un dossier médical authentifié sera présenté au parquet égyptien afin de démontrer qu’elle doit être jugée en conséquence.
Rappelons également que la lourde peine infligée à Mona Mazbouh vient du fait qu’elle a été jugée suivant trois chefs d’inculpation : outrage au peuple égyptien, diffamation et atteinte aux mœurs. Le juge, selon Hassan Bazzi, probablement sous l’influence de la colère populaire, a décidé de la condamner à un maximum de chacun de ces « délits » suivant la loi égyptienne.
L’avocat a estimé qu’ « il sera possible, dans les prochains jours, de présenter une demande de mise en liberté provisoire en attendant la fin du procès ». Il a souligné que ce dossier est traité sur les plans juridique et politique, et que des contacts entre Beyrouth et Le Caire sont en cours.

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