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Commerce: la France fixe ses lignes rouges après la réunion Trump-Juncker

La France a fixé jeudi ses lignes rouges, notamment en matière agricole, au lendemain de la rencontre entre le président américain Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour désamorcer la crise commerciale. 

"La France a toujours dit qu'il fallait éviter une guerre commerciale parce qu'elle ne ferait que des perdants", a déclaré à l'AFP le ministre des Finances Bruno Le Maire, dans une brève réaction au lendemain de la rencontre à Washington entre M. Trump et M. Juncker.
"Il est donc bien de revenir au dialogue avec les Américains sur les questions commerciales", a-t-il dit, mais en exigeant rapidement des "clarifications" sur les mesures adoptées par le président américain et celui de la Commission européenne à Washington. "Une bonne discussion commerciale ne peut se faire que sur des bases claires et ne peut pas être conduite sous la pression", a souligné M. Le Maire, dont le ton contraste avec celui de Berlin, qui s'est félicité du résultat "constructif" de la réunion. 
En premier lieu, le ministre a rejeté la possibilité d'un accord commercial global entre les États-Unis et l'UE, comme l'avait évoqué le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dimanche, à l'issue de la réunion du G20 Finances de Buenos Aires. 
"Nous ne voulons pas entrer sur la négociation d'un grand accord dont nous avons vu les limites avec le TTIP", l'accord à propos duquel les discussions entre Bruxelles et l'administration de Barack Obama avaient échoué il y a deux ans, a-t-il prévenu. 

M. Le Maire a exigé que l'agriculture "reste" en dehors du champ des discussions" assurant que "l'Europe ne transigera pas avec ses normes". 
"Nous avons des normes sanitaires, alimentaires et environnementales élevées et des règles de production auxquelles nous sommes attachées parce qu'elles garantissent la protection et la sécurité de nos consommateurs", a-t-il rappelé.
Enfin, le ministre a demandé que "l'accès aux marchés publics américains fasse partie des discussions" considérant qu'ils sont aujourd'hui "largement fermés" aux entreprises européennes.
"Chaque partie, les Américains comme les Européens, doit trouver son compte dans cette discussion", a-t-il assuré demandant au passage "des actes de bonne volonté du côté américain". Il a notamment fait allusion aux droits de douane "qui frappent déjà durement les secteurs de l'acier et de l'aluminium", les États-Unis ayant sanctionné les importations européennes le 1er juin. 

Le président américain avait promis la veille de revoir la question des tarifs douaniers américains sur l'acier et l'aluminium européen. 
M. Trump et M. Juncker ont annoncé une série de décisions dans l'agriculture, l'industrie et l'énergie dont la portée exacte reste à confirmer.    

La France a fixé jeudi ses lignes rouges, notamment en matière agricole, au lendemain de la rencontre entre le président américain Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour désamorcer la crise commerciale. "La France a toujours dit qu'il fallait éviter une guerre commerciale parce qu'elle ne ferait que des perdants", a déclaré à l'AFP le ministre des Finances Bruno Le Maire, dans une brève réaction au lendemain de la rencontre à Washington entre M. Trump et M. Juncker."Il est donc bien de revenir au dialogue avec les Américains sur les questions commerciales", a-t-il dit, mais en exigeant rapidement des "clarifications" sur les mesures adoptées par le président américain et celui de la Commission européenne à Washington. "Une bonne discussion commerciale ne peut se...