L'ancien dirigeant du parti d'extrême droite français Front national, Jean-Marie Le Pen, a fait valoir son immunité d'eurodéputé pour ne pas recevoir des policiers anti-corruption qui voulaient l'entendre en juin sur l'affaire des emplois présumés fictifs du RN (ex-FN) au Parlement européen, a-t-on appris dimanche auprès de son conseiller.
"Tout était en place pour les recevoir mais le comportement des autorités policières a été tellement arrogant que Jean-Marie Le Pen ne l'a pas admis et les a renvoyées dans le cadre de son immunité parlementaire", a déclaré à l'AFP Lorrain de Saint Affrique, confirmant une information de l'hebdomadaire Journal du Dimanche.
Les policiers voulaient entendre l'eurodéputé, qui a présidé près de quarante ans le FN (devenu Rassemblement national le 1er juin), sur cette affaire dans laquelle ont été inculpés plusieurs assistants et eurodéputés ou ex-eurodéputés, dont sa fille, présidente du RN, Marine Le Pen.
Compte tenu de son âge - 90 ans - et de son état de santé, ils lui avaient proposé de l'entendre dans ses bureaux près de Paris.
Le cofondateur du FN, hospitalisé 11 jours en juin après une grippe, est visé par des procédures de recouvrement pour ces emplois d'assistants considérés comme fictifs par le Parlement européen.
Le Tribunal de l'UE a ainsi confirmé que Jean-Marie Le Pen devait rembourser 320.000 euros au Parlement européen.
Marine Le Pen doit aussi rembourser près de 300.000 euros au Parlement européen en raison de l'emploi douteux d'une assistante parlementaire quand elle était eurodéputée, avait confirmé le 19 juin la justice européenne.


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