La Turquie a dénoncé jeudi comme "raciste" la loi votée par le Parlement d'Israël définissant ce pays comme "l'Etat-nation du peuple juif" et accusé le gouvernement israélien de chercher à mettre en place un "Etat d'apartheid".
"Nous condamnons dans les termes les plus forts la loi sur l'Etat-nation juif votée par le Parlement israélien et ne saurions accepter en aucun cas cette mesure raciste qui vise à éradiquer le peuple palestinien de sa patrie", a déclaré le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin sur Twitter. "Nous rejetons aussi les tentatives répétées du gouvernement israélien d'établir un Etat d'apartheid", a-t-il ajouté.
Le ministère turc des Affaires étrangères a de son côté estimé que la loi controversée "piétine les principes du droit universel et bafoue les droits des citoyens palestiniens d'Israël" .
Le texte polémique qui suscite des accusations de "racisme" envers la minorité arabe, a été adopté par le Parlement d'Israël jeudi par 62 voix contre 55. Le texte désigne "l'Etat d'Israël comme l'Etat national du peuple juif où celui-ci applique son droit naturel, culturel, religieux, historique" précisant que "le droit d'exercer l'autodétermination au sein de l'Etat d'Israël est réservé uniquement au peuple juif".
Cette dernière mesure est "le produit d'une mentalité anachronique et discriminante", a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
La loi déclare également que l'établissement de "localités juives (sur le territoire israélien) relève de l'intérêt national", ce qu'Ankara juge "inacceptable".
Les relations entre la Turquie et Israël traversent actuellement une période de fortes tension, Ankara ayant notamment sommé le 17 mai, l'ambassadeur d'Israël en Turquie de quitter le pays provisoirement. Cette décision avait été prise après la mort trois jours auparavant de plus de 60 Palestiniens tués par des soldats israéliens à la frontière avec la bande de Gaza, lors de manifestations contre le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, fervent défenseur de la cause palestinienne, avait à cette occasion accusé Israël de "terrorisme d'Etat" et de "génocide".
Cette crise diplomatique risque de saborder la fragile normalisation des relations entre les deux pays, après une grave crise déclenchée par un raid israélien contre un navire d'une ONG turque se dirigeant vers la bande de Gaza en 2010.
"Nous condamnons dans les termes les plus forts la loi sur l'Etat-nation juif votée par le Parlement israélien et ne saurions accepter en aucun cas cette mesure raciste qui vise à éradiquer le peuple palestinien de sa patrie", a déclaré le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin sur Twitter. "Nous rejetons aussi les tentatives répétées du gouvernement israélien d'établir un Etat d'apartheid", a-t-il ajouté. Le ministère turc des Affaires étrangères a de son côté estimé que la loi controversée "piétine les principes du droit universel et bafoue les droits des citoyens...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine