De gauche à droite : Jacques Sarraf, président de l’Union des hommes d’affaires de la Méditerranée ; Joseph Torbey, président de l’Association des banques du Liban ; Mohammad Choucair, président des organismes économiques ; Michel Aoun, président de la République. Photo ANI
Le président de la République, Michel Aoun, a déclaré hier lors d’une rencontre avec des représentants des secteurs financiers et des affaires que « la situation économique fera partie des priorités du nouveau gouvernement, en particulier une fois que le plan économique national sera mis au point », rapporte l’Agence nationale d’information (ANI). Le président faisait référence au plan McKinsey pour l’économie libanaise qui lui a été présenté cette semaine. Le cabinet de conseil international a identifié plusieurs secteurs productifs (agriculture, industrie, finance, etc.) à même de créer des opportunités d’emplois. Il développe ainsi l’un des quatre piliers de la « Vision pour la stabilisation, la croissance et l’emploi », présentée par le gouvernement lors de la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE), tenue le 6 avril dernier à Paris.
« L’amélioration des infrastructures, des routes et d’autres projets contribuera au renforcement des avancées économiques du pays, en parallèle aux réformes prévues par le gouvernement conformément aux recommandations de la conférence CEDRE », a continué Michel Aoun. Il s’entretenait avec Joseph Torbey, président de l’Association des banques du Liban, Mohammad Choucair, président des organismes économiques, et Jacques Sarraf, président de l’Union des hommes d’affaires de la Méditerranée.
À l’issue de la réunion, M. Torbey a déclaré espérer une formation du gouvernement « dès que possible afin de stabiliser la situation ». Il s’est également exprimé sur les finances du pays : « Nous avons passé en revue la situation banquière et financière. Nous savons qu’il y a actuellement des signaux négatifs concernant la livre libanaise, les banques et la balance des paiements. (…). Nous nous basons sur des agences de notation internationales qui considèrent que la situation est stable. » Il a réfuté les rumeurs concernant « l’arrêt de paiement de certaines banques », ajoutant qu’il « n’y a aucune indication de crise ».


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