Pierre Bou Assi. Photo Michel Sayegh
Le ministre sortant des Affaires sociales, Pierre Bou Assi, a rencontré hier le directeur général de l’Établissement public de l’habitat (EPH), Rony Lahoud, afin « de trouver une solution à la crise des prêts au logement subventionnés ». À l’occasion de cette rencontre, le bureau de presse du ministre a indiqué que dès la semaine prochaine, M. Bou Assi chercherait à « trouver des sources de financement » pour fournir « une exonération fiscale aux banques qui participent à ce programme de prêts ».
Avec le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, Pierre Bou Assi avait promis en avril une relance prochaine des prêts subventionnés pour les ménages à revenus modestes, à travers l’EPH, grâce à un financement du Trésor public.
En parallèle, le courant du Futur a annoncé hier avoir préparé un projet de loi accéléré visant à résoudre de manière durable la crise des prêts aux logements subventionnés. Le député Sami Fatfat a indiqué à la LBCI que le courant du Futur tiendrait une conférence presse sur le sujet la semaine prochaine.
La crise des prêts au logement subventionnés a commencé en octobre 2017. Alors que des milliers de Libanais ont pu bénéficier ces dernières années de crédits immobiliers à des conditions avantageuses, la Banque du Liban (BDL) a suspendu les deux mécanismes de subventions qui permettaient aux banques de proposer des prêts à des taux inférieurs à ceux du marché.
D’autres instances ont récemment proposé des solutions à cette crise. La Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) a notamment proposé cette semaine que le financement du différentiel entre le taux d’intérêt fixé au bénéficiaire du prêt subventionné et le taux d’intérêt du marché soit garanti par l’État à travers des obligations émises par l’EPH.
Le groupe parlementaire des Kataëb s’apprête également à déposer une proposition de loi qui « contraindrait l’État à subventionner les prêts au logement ». La somme annuelle nécessaire serait au maximum de 60 millions de dollars, toujours selon les Kataëb.

