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Attentat déjoué contre des opposants iraniens: audience le 11 juillet sur l'extradition d'un suspect

La justice française examinera le 11 juillet la demande de remise à la Belgique du suspect interpellé en France dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué contre un rassemblement d'un groupe d'opposition iranienne, qui s'est tenu samedi au nord de Paris, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Qualifié de "complice présumé" par les autorités belges, Merhad A., un homme d'origine iranienne de 54 ans, avait été arrêté samedi à Villepinte où se tenait un rassemblement des Moudjahidine du peuple iranien (MEK).

Le même jour, un couple belge d'origine iranienne, soupçonné d'avoir planifié l'attentat, avait été arrêté à Bruxelles en possession de 500 grammes de TATP, un explosif artisanal très instable, dans sa voiture, et un diplomate iranien, contact de ce couple, a été interpellé en Allemagne.

Après 96 heures de garde à vue, Merhad A., a été présenté jeudi à un magistrat du parquet général de la cour d'appel de Paris qui lui a notifié le mandat d'arrêt européen émis par la Belgique. Il a ensuite été placé en détention provisoire dans l'attente d'une éventuelle remise aux autorités belges qui sera débattue le 11 juillet devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel. 
Lors de cette audience publique, qui peut faire l'objet d'un renvoi, le suspect devra dire s'il accepte ou non d'être transféré en Belgique, en exécution de ce mandat d'arrêt. En cas d'accord, la cour statue dans les sept jours, et en cas de refus, dans un délai de 20 jours. 

Dans cette affaire, l'enquête est menée par la Belgique en coopération avec les autorités judiciaires françaises et allemandes.

Deux jours avant le rassemblement à Villepinte, le parquet français avait ouvert une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), service spécialisé dans l'antiterrorisme et le contre-espionnage. Environ 25.000 personnes ont assisté à cette conférence organisée par les Moudjahidine du peuple iranien, un parti d'opposition fondé en 1965 et interdit par les autorités iraniennes depuis 1981. Parmi les participants figuraient deux personnalités proches du président américain Donald Trump: l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich et l'ex-maire de New York Rudy Giuliani.

La justice française examinera le 11 juillet la demande de remise à la Belgique du suspect interpellé en France dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué contre un rassemblement d'un groupe d'opposition iranienne, qui s'est tenu samedi au nord de Paris, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Qualifié de "complice présumé" par les autorités belges, Merhad A., un homme d'origine iranienne de 54 ans, avait été arrêté samedi à Villepinte où se tenait un rassemblement des Moudjahidine du peuple iranien (MEK).
Le même jour, un couple belge d'origine iranienne, soupçonné d'avoir planifié l'attentat, avait été arrêté à Bruxelles en possession de 500 grammes de TATP, un explosif artisanal très instable, dans sa voiture, et un diplomate iranien, contact de ce couple, a été interpellé en Allemagne.
Après 96...