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S. Gemayel à Baabda : le Liban sera en grand danger si des réformes ne sont pas adoptées

Le président de la République, Michel Aoun (g), s'entretnant avec une délégation du parti Kataëb, présidée par le chef de la formation, Samy Gemayel (2e de g), le 3 juillet 2018 au palais de Baabda. Photo Twitter/@LBpresidency

Le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme concernant la situation économique du pays, à l'issue d'un entretien au palais de Baabda avec le président de la République, Michel Aoun, avec lequel il a également évoqué le décret controversé de naturalisation.

"Nous avons assuré au président que le pays sera en grand danger si des réformes, notamment économiques, ne sont pas adoptées. Le pays ne tiendra clairement pas le coup s'il n'y a pas de vraies réformes. La situation est dangereuse. C'est pourquoi il faut adopter des réformes qui seront douloureuses", a estimé le leader chrétien, lors d'un point de presse à l'issue de l'entretien qu'il a eu, ainsi que la délégation Kataëb qu'il présidait, avec le président Aoun.

Au sujet de la formation du gouvernement dont le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a été chargé, Samy Gemayel est plutôt resté évasif. "Nous sommes en contact avec le président de la République et avec toutes les composantes politiques. Nous voulons un gouvernement sans plus tarder, mais nous n’avons pas évoqué cette question en détail avec le président Aoun", a-t-il affirmé aux journalistes. "Nos discussions ont principalement porté sur le décret de naturalisation. La solution la plus facile, c’est de parler au président afin qu’il traite cette question, notamment en barrant les noms des personnes qui font l’objet de poursuites en justice", a-t-il souligné.

Ce décret a été signé par le chef de l'Etat, le Premier ministre sortant Saad Hariri et le ministre sortant de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, le 11 mai dernier. M. Machnouk avait indiqué que la Sûreté générale et les services de renseignements des Forces de sécurité intérieure avaient mené "une enquête sérieuse" concernant l'identité des personnes concernées par cet octroi de la nationalité, dont certaines feraient l'objet de poursuites. Le directeur de la SG, le général Abbas Ibrahim, a remis au chef de l'Etat un rapport à ce sujet. 

Les Forces libanaises de Samir Geagea et le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt ont déjà présenté un recours en invalidation de ce décret devant la justice. Les Kataëb comptent faire de même.

Le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, a une nouvelle fois tiré la sonnette d'alarme concernant la situation économique du pays, à l'issue d'un entretien au palais de Baabda avec le président de la République, Michel Aoun, avec lequel il a également évoqué le décret controversé de naturalisation."Nous avons assuré au président que le pays sera en grand danger si des réformes, notamment économiques, ne sont pas adoptées. Le pays ne tiendra clairement pas le coup s'il n'y a pas de vraies réformes. La situation est dangereuse. C'est pourquoi il faut adopter des réformes qui seront douloureuses", a estimé le leader chrétien, lors d'un point de presse à l'issue de l'entretien qu'il a eu, ainsi que la délégation Kataëb qu'il présidait, avec le président Aoun.Au sujet de la formation du gouvernement dont le...