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Rumeurs d'empoisonnement : des mollahs suscitent une psychose en Afghanistan

Des rumeurs d'empoisonnement de la rivière Panjshir relayées par des mollahs, au nord de Kaboul, ont envoyé à l'hôpital plus d'une centaine d'écoliers en pleine santé, ont rapporté dimanche les autorités locales évoquant une psychose collective.

"Les écoliers arrivaient essentiellement de deux écoles, l'une de filles l'autre de garçons, se plaignant de vertiges et affirmant avoir été empoisonnés", a précisé à l'AFP le responsable des services de santé pour la province de Parwan, le Dr Khalil Farhangi. "Ils ne présentaient aucun signe d'empoisonnement, tels que vomissement ou diarrhée, mais d'après ce que nous comprenons, la rumeur d'un empoisonnement de la rivière a commencé à se propager hier soir (samedi) et certains mollahs l'ont relayée dans les mosquées", a expliqué le Dr Farhangi. "Nous avons effectué des prélèvements des eaux locales et des tests sanguins mais personne n'a été empoisonné" a-t-il affirmé.
"Ces écoliers qui avaient bu chez eux se sentaient très bien jusqu'à ce qu'ils entendent à l'école que l'eau avait peut-être été empoisonnée, alors ils ont commencé à se sentir mal. Je crois qu'il s'agit d'un phénomène psychologique", a-t-il conclu. Tous ont été renvoyés chez eux. 

Selon le ministère de l'éducation, "117 patients, majoritairement des écolières, se sont présentées à l'hôpital de Charikar" à 70 km au nord de Kaboul.

Le porte-parole du ministère de la Santé, le Dr Waheed Majroh a confirmé que "l'empoisonnement de la rivière était une rumeur, de la propagande. Mais nous enquêtons" a-t-il dit.

Des rumeurs d'empoisonnement de la rivière Panjshir relayées par des mollahs, au nord de Kaboul, ont envoyé à l'hôpital plus d'une centaine d'écoliers en pleine santé, ont rapporté dimanche les autorités locales évoquant une psychose collective.
"Les écoliers arrivaient essentiellement de deux écoles, l'une de filles l'autre de garçons, se plaignant de vertiges et affirmant avoir été empoisonnés", a précisé à l'AFP le responsable des services de santé pour la province de Parwan, le Dr Khalil Farhangi.
"Ils ne présentaient aucun signe d'empoisonnement, tels que vomissement ou diarrhée, mais d'après ce que nous comprenons, la rumeur d'un empoisonnement de la rivière a commencé à se propager hier soir (samedi) et certains mollahs l'ont relayée dans les mosquées", a expliqué le Dr Farhangi. "Nous avons...