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En Syrie, les civils sont "des pions" pour le pouvoir comme pour l'EI, dénonce l'ONU

Photo AFP / Ahmad al-Msalam

Dans le sud de la Syrie, où l'armée syrienne et la Russie mènent depuis dix jours l'assaut, les civils sont des "pions" pour l'armée comme pour l'EI, a déploré vendredi le responsable des droits de l'Homme de l'ONU.

Des dizaines de raids aériens imputés à la Russie ont déjà forcé plus de 66.000 civils à fuir la province de Deraa pour tenter de trouver refuge dans une zone plus calme, selon l'ONU, tandis que les autres se terrent dans les caves.
Mais ceux qui fuient se voient exiger de l'argent aux postes de contrôle de l'armée syrienne, tandis qu'à ceux tenus par les rebelles du groupe Etat islamique (EI) on les empêche tout simplement parfois de sortir, a expliqué le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme, Zeid Ra'ad, dans un communiqué publié à Genève.

"Il y a un grand risque qu'avec l'intensification des combats, beaucoup de civils se retrouvent piégés" entre les jihadistes et les rebelles d'un côté et l'armée de l'autre, a-t-il ajouté
Il a dit avoir des informations selon lesquels "les civils, ces derniers jours, ont dû payer pour traverser les zones tenues par l'armée dans le sud-est et l'ouest de Deraa et dans la région As Suwayda".
"Et il y a aussi des informations selon lesquelles, dans les zones du Bassin de Yarmuk, ce sont les combattants de l'EI qui refusent de laisser partir les civils des zones qu'ils contrôlent", a-t-il ajouté.

Manifestement, "les civils en Syrie continuent à être utilisés comme des pions de tous les côtés".
Il a rappelé que le droit international prévoit que toutes les armées "doivent faire de leur mieux pour protéger les civils" et "aider ceux qui veulent s'enfuir".

Le communiqué souligne avoir également la preuve d'au moins 46 civils tués depuis le début de cette offensive le 19 juin. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme fait état, lui, de 96 tués.
Après la Ghouta orientale, c'est maintenant "une autre zone de désescalade (prévues par l'accord de l'an dernier) qui risque de voir des tueries massives de civils", a encore accusé M. Zeit. "Cette folie doit cesser".

Dans le sud de la Syrie, où l'armée syrienne et la Russie mènent depuis dix jours l'assaut, les civils sont des "pions" pour l'armée comme pour l'EI, a déploré vendredi le responsable des droits de l'Homme de l'ONU. Des dizaines de raids aériens imputés à la Russie ont déjà forcé plus de 66.000 civils à fuir la province de Deraa pour tenter de trouver refuge dans une zone plus calme, selon l'ONU, tandis que les autres se terrent dans les caves. Mais ceux qui fuient se voient exiger de l'argent aux postes de contrôle de l'armée syrienne, tandis qu'à ceux tenus par les rebelles du groupe Etat islamique (EI) on les empêche tout simplement parfois de sortir, a expliqué le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme, Zeid Ra'ad, dans un communiqué publié à Genève. "Il y a un grand risque...