Moyen Orient et Monde

Passe d’armes entre le Qatar et les Émirats arabes unis à la CIJ

Crise du Golfe
OLJ
29/06/2018

Abou Dhabi a appelé Doha, hier devant la Cour internationale de justice (CIJ), à cesser « de soutenir des groupes et des individus terroristes » et a fermement réfuté les accusations du Qatar sur des violations supposées des droits de l’homme à l’encontre de citoyens qataris. Mercredi, le Qatar avait accusé pour sa part les Émirats d’entretenir « un environnement de haine » à l’encontre des citoyens qataris, devant cette Cour, qui traite les différends entre les États. Les Émirats ont donc répliqué hier, par la voix de l’ambassadeur aux Pays-Bas, Saeed Alnowais, en accusant le Qatar de « soutenir le terrorisme, de s’ingérer dans les affaires (intérieures) de ses voisins et de diffuser un langage de haine ». « Notre gouvernement a demandé à de multiples reprises au Qatar de revoir cette attitude. Bien que le Qatar se soit engagé à plusieurs reprises à le faire, il n’a pas rempli ses engagements », a poursuivi le diplomate devant la CIJ.
Cette passe d’armes intervient un an après la coupure par l’Arabie saoudite, les Émirats, Bahreïn et l’Égypte de tous leurs liens avec Doha, accusant le Qatar de soutenir le terrorisme et l’Iran. Des accusations rejetées par le Qatar.
Selon les avocats de la partie qatarie, Abou Dhabi a introduit « une série de larges mesures discriminatoires » à l’encontre de ressortissants du Qatar, par le biais d’expulsions, en bloquant l’accès aux services de santé ou en lançant des procédures judiciaires à l’encontre de toute déclaration de soutien au Qatar. Doha accuse également Abou Dhabi de fermer ses médias et notamment al-Jazira. Le représentant des Émirats a répondu que son pays « rejette totalement ces accusations » dénuées de fondement, selon lui. « Le Qatar n’a pas fourni de preuve crédible susceptible d’étayer une quelconque de ces accusations », a poursuivi le diplomate.
Les efforts diplomatiques n’ont pu apaiser jusqu’ici les tensions entre le Qatar et ses voisins, qui mettent à mal le Conseil de coopération du Golfe. Doha considère les critiques à son encontre comme une atteinte contre sa souveraineté et une sanction contre une politique étrangère indépendante. La CIJ, principal organe judiciaire de l’ONU, siège à La Haye et juge les différends entre États, mais ne dispose pas de moyens coercitifs pour faire appliquer ses décisions.
Source : AFP

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