Une jeune femme de 32 ans qui affirmait avoir été blessée lors des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris a été présentée mercredi à la justice pour escroquerie et faux témoignage.
Alexandra D. avait déclaré aux autorités et à des médias, dont l'AFP, qu'elle était sur la terrasse du bar Le Carillon le soir des attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés, et avait été touchée par une rafale de kalachnikov, au coude ou au pouce selon ses différentes versions. Elle avait aussi affirmé que deux de ses amis avaient été tués lors de la fusillade. Elle est poursuivie pour avoir escroqué le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) à hauteur de 20.000 euros. Sweat gris et cheveux de jais, la trentenaire, qui avait été placée en garde à vue, est arrivée dans le box et a demandé un renvoi pour préparer sa défense.
Alexandra D. avait raconté à des médias s'être fait retirer la balle de kalachnikov en janvier 2016, photos postées sur les réseaux sociaux à l'appui. Près de la cicatrice de six centimètres, elle s'était ensuite fait tatouer la devise de Paris, "Fluctuat nec mergitur", en signe de résilience selon elle. Mais sur plusieurs vidéos tournées par des médias étrangers le 14 novembre 2015, et dans plusieurs articles de presse après les attentats, la jeune femme avait expliqué qu'elle était une habituée du bar, mais qu'elle n'y était pas le soir des attentats. On la voyait alors, les yeux rougis, témoigner devant la vitrine criblée de balles du Carillon, mais son bras n'était pas en écharpe.
Très investie dans l'association de victimes Life for Paris, dont elle était membre, Alexandra D. avait été interviewée et photographiée par l'AFP en novembre 2017 dans le cadre d'un article sur les victimes ayant eu recours au tatouage comme une "thérapie". Elle apparaissait une couronne de fleurs sur la tête. En mars, une femme qui s'était fait passer pour une victime de la salle de concert du Bataclan et travaillait au sein de l'association Life for Paris avait été condamnée à quatre ans et demi de prison. Une douzaine de personnes ont déjà été condamnées pour tentative d'escroquerie et deux pour escroquerie entre novembre 2016 et mars 2018.
Elle avait aussi affirmé que deux de ses amis avaient été tués lors de la fusillade. Elle est poursuivie pour avoir escroqué le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) à hauteur de 20.000 euros. Sweat gris et cheveux de jais, la trentenaire, qui avait été placée en...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine