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Attentat du DC-10: une association française de victimes veut une nouvelle enquête

L'Association française des victimes du terrorisme (AFVT) appelle à une nouvelle enquête sur l'attentat du DC-10 d'UTA de 1989 qui aurait, selon Mediapart, été au coeur de tractations entre le régime de Kadhafi et un proche de Nicolas Sarkozy en 2005.

Selon le site d'informations, l'avocat de l'ex-président français, Thierry Herzog, se serait rendu en Libye en 2005 pour "offrir" l'abandon des poursuites visant Abdallah Senoussi, le beau-frère de Kadhafi condamné par contumace en France pour cet attentat qui a fait 170 morts, dont 54 Français.

Ces tractations --qui n'ont jamais abouti-- auraient été nouées dans l'espoir d'obtenir en contrepartie des fonds libyens pour appuyer la candidature de M. Sarkozy en 2007, avance Mediapart qui s'appuie sur des documents exhumés par un élu issu de la révolution ayant renversé Kadhafi en 2011. "Il me semble indispensable que la justice française se saisisse de ces pièces, d'autant plus que le témoin est prêt à les donner à la justice", a assuré à l'AFP le président de l'AFVT, Guillaume Denoix de Saint Marc. "Il est important que le parquet rouvre le dossier, et qu'un juge d'instruction soit nommé rapidement", a-t-il ajouté. En garde à vue en mars, M. Sarkozy avait toutefois contesté que son avocat ait engagé la moindre démarche en faveur de M. Senoussi.

Mis en cause par l'enquête du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, M. Senoussi, par ailleurs ex-chef des renseignements militaires de Kadhafi, avait été condamné par contumace en 1999 à la réclusion criminelle à perpétuité aux Assises de Paris, aux côtés de cinq autres ressortissants libyens. Aucune de ces peines n'a été exécutée.

Selon le président de l'AFVT, les documents exhumés par Mediapart pourraient éclairer des zones d'ombre du dossier.  "Nous avons des éléments beaucoup plus précis sur l'implication des services secrets libyens et d'Abdallah Senoussi", a-t-il affirmé. "Je suis sûr que nous allons pouvoir trouver d'autres protagonistes qui pour l'instant ont échappé au radar de Bruguière".

Dans son article, Mediapart affirme également que Me Francis Szpiner, pourtant avocat des familles de victimes de l'attentat du DC-10, avait accompagné Me Herzog à Tripoli. Interrogé par le site, l'avocat a rejeté des assertions "totalement fausses".

Lancée après la publication d'un document par Mediapart, l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de M. Sarkozy en 2007 s'est accélérée en mars avec la mise en examen de l'ancien chef de l'Etat notamment pour "corruption passive" et "recel de détournements de fonds publics libyens".

L'Association française des victimes du terrorisme (AFVT) appelle à une nouvelle enquête sur l'attentat du DC-10 d'UTA de 1989 qui aurait, selon Mediapart, été au coeur de tractations entre le régime de Kadhafi et un proche de Nicolas Sarkozy en 2005.Selon le site d'informations, l'avocat de l'ex-président français, Thierry Herzog, se serait rendu en Libye en 2005 pour "offrir" l'abandon des poursuites visant Abdallah Senoussi, le beau-frère de Kadhafi condamné par contumace en France pour cet attentat qui a fait 170 morts, dont 54 Français.Ces tractations --qui n'ont jamais abouti-- auraient été nouées dans l'espoir d'obtenir en contrepartie des fonds libyens pour appuyer la candidature de M. Sarkozy en 2007, avance Mediapart qui s'appuie sur des documents exhumés par un élu issu de la révolution ayant renversé Kadhafi...