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Migrations: plusieurs pays de l'UE invités à Bruxelles dimanche pour un mini-sommet

AFP
20/06/2018

 La Commission européenne a annoncé mercredi avoir invité les dirigeants de plusieurs pays de l'UE à une "réunion de travail informelle" dimanche à Bruxelles sur l'asile et les migrations, quelques jours avant un sommet des 28 sur ce thème qui les divise. L'exécutif européen n'a pas donné de liste des pays qui y participeront. Mais l'Elysée a confirmé qu'Emmanuel Macron y serait, et le Premier ministre maltais Joseph Muscat a aussi annoncé sa venue. 

Une source européenne a également fait part de la participation de l'Allemagne, de l'Autriche, de l'Italie, de la Bulgarie, de l'Espagne et de la Grèce. "Le Président Juncker invite à une réunion de travail informelle sur les sujets des migrations et de l'asile un groupe d'Etats membres intéressés", a indiqué la Commission dans un communiqué, précisant que la réunion "se tiendra au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement".  

"Le but de la réunion, qui aura lieu dimanche au siège de la Commission, est de travailler à des solutions européennes en vue du Conseil européen" des 28-29 juin, dont les migrations constitueront l'un des principaux thèmes, sur fond de profondes divisions entre Etats membres.

Le principal point de désaccord concerne la réforme du système d'asile européen, dans l'impasse depuis plus de deux ans. Les dirigeants européens avaient fixé le sommet de fin juin comme horizon pour trouver un compromis, mais cette issue semble devenue improbable.

Leur principale pomme de discorde porte sur la modification du Règlement de Dublin, la législation qui confie principalement la charge du traitement de la demande d'asile aux pays de première entrée dans l'UE, faisant peser un fardeau disproportionné sur des pays comme l'Italie et la Grèce.

La Commission européenne propose de le réformer, en instaurant notamment une répartition automatique des demandeurs d'asile dans l'UE en période de crise comparable à celle de 2015. Mais cette proposition est jugée d'un côté insuffisante par les pays méditerranéens, qui souhaitent une répartition permanente, et rejetée frontalement de l'autre par des pays comme la Hongrie et la Pologne, soutenus notamment par l'Autriche. 

Il y a en revanche un consensus sur la nécessité de "renforcer la protection des frontières extérieures" de l'Union européenne afin de freiner les arrivées de migrants irréguliers sur les côtes européennes, qui ont déjà considérablement diminué depuis le "pic" de 2015.

Les dirigeants européens débattront notamment lors de leur sommet fin juin de la création de "plateformes régionales de débarquement" en dehors du territoire de l'Union pour les migrants secourus en mer.

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