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Gouvernement: le bloc du Liban Fort assure ne tenir à aucun portefeuille en particulier


Le bloc du Liban fort (ex-bloc du changement et de la réforme) a appelé mardi, à l'issue de sa réunion hebdomadaire, à la formation rapide d'un gouvernement d'union nationale, assurant qu'il ne tenait à aucun portefeuille en particulier et rendant les parties qui "réclament un part plus grande que leur poids électoral" responsable du retard. 

"Nous sommes en faveur d'un gouvernement d'union nationale avec la plus large représentation possible (...). Le peuple a dit son mot lors des élections législatives et a déterminé le poids" de chaque parti, a déclaré le député Ibrahil Kanaan au nom du bloc. "En répartissant les portefeuilles en fonction des poids parlementaires, on aurait terminé la formation du gouvernement en un quart d'heure".

Le député a assuré que son bloc ne "tenait à aucun portefeuille" en particulier. "Celui qui réclame une part plus grande que son poids parlementaire est responsable du délai dans la formation du gouvernement", a-t-il accusé, affirmant que "la situation ne permet pas de retard". 

Saad Hariri avait été chargé le 24 mai de former un nouveau cabinet, et effectue depuis des tractations avec les différentes forces politiques.Les principaux obstacles sont la mésentente entre les deux grands partis chrétiens, le CPL et les FL, le noeud druze et une éventuelle participation d'un sunnite ne gravitant pas dans l'orbite du courant du Futur.

Lors de sa réunion hebdomadaire, le bloc du Liban Fort a par ailleurs abordé la question des réfugiés syriens. "Le retour en toute sécurité des Syriens déplacés doit faire l'objet d'un consensus, a dit M. Kanaan. Nous appelons toutes les parties et tous les blocs à unir leurs positions à ce sujet car le fardeau est grand". Il a également appelé à la mise en place d'un "plan clair pour le retour des déplacés".

Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, également chef du CPL, est en conflit ouvert avec le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) qu'il accuse d'entraver le retour volontaire des réfugiés syriens dans leur pays. Il a gelé la semaine dernière les procédures de renouvellement des permis de séjour des employés du HCR, lequel estime que tout retour en Syrie est prématuré, mais ne s'oppose pas à des retours volontaires.

Le Liban accueille près de 1,5 million de réfugiés syriens, dont près d'un million inscrits auprès du HCR. Ils ont fui la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011. Les responsables libanais, notamment le président de la République et le chef de la diplomatie, appellent depuis plusieurs mois à organiser leur retour vers des zones sûres en Syrie.

Le bloc du Liban fort (ex-bloc du changement et de la réforme) a appelé mardi, à l'issue de sa réunion hebdomadaire, à la formation rapide d'un gouvernement d'union nationale, assurant qu'il ne tenait à aucun portefeuille en particulier et rendant les parties qui "réclament un part plus grande que leur poids électoral" responsable du retard. "Nous sommes en faveur d'un gouvernement d'union nationale avec la plus large représentation possible (...). Le peuple a dit son mot lors des élections législatives et a déterminé le poids" de chaque parti, a déclaré le député Ibrahil Kanaan au nom du bloc. "En répartissant les portefeuilles en fonction des poids parlementaires, on aurait terminé la formation du gouvernement en un quart d'heure". Le député a assuré que son bloc ne "tenait à aucun portefeuille" en...