Un tribunal israélien a invalidé mardi partiellement les aveux de deux juifs radicaux accusés d'un incendie criminel qui avait décimé une famille palestinienne et profondément marqué les esprits, mais a décidé que le procès se poursuivait.
La décision complexe du tribunal de Lod (centre) se fonde sur les moyens coercitifs employés pour obtenir ces confessions. Cependant, la cour a validé d'autres aveux, obtenus sans recours à la force, créant ainsi l'incertitude sur la solidité du dossier d'accusation.
La cour était appelée à se prononcer sur la validité des aveux d'Amiram Ben Ouliel et d'un autre juif radical, mineur au moment des faits. Ils sont accusés d'avoir provoqué la mort d'un bébé palestinien de 18 mois brûlé vif et de ses deux parents en incendiant leur maison à Douma en Cisjordanie occupée en 2015.
Le tribunal a invalidé la quasi-totalité des aveux du mineur mais a retenu les charges contre Amiram Ben Ouliel, principal accusé dans cette affaire, car il a fait certains aveux sans aucune "pressions physiques", selon l'arrêté de la cour. "La procédure se poursuit", a déclaré la procureure Rachel Avissar-Abeless. "Le tribunal a accepté ce que nous affirmons, c'est-à-dire qu' (une partie des) aveux des suspects sont valables", a-t-elle précisé.
Le Parquet s'est félicité dans un communiqué de la décision des juges qui ont "rejeté la demande des suspects d'invalider complétement leurs aveux".
Pour Tzion Amir, l'un des avocats de la défense, cette décision constitue "une grande victoire en ce qui concerne le mineur". Le père du mineur a salué la décision des juges qui "prouve que notre fils n'est pas lié aux événements de Douma et qu'il a été victime de tortures durant son interrogatoire".
Amiram Ben Ouliel a été inculpé en janvier 2016 du meurtre d'Ali Dawabcheh, 18 mois et de ses parents Saad et Riham. Il doit aussi répondre de la tentative de meurtre du petit Ahmed, aujourd'hui âgé de six ans, seul survivant de la famille. Il avait fait des aveux complets et une reconstitution du crime avait été organisée par la police. L'autre suspect qui n'était pas présent à Douma le jour de l'incendie a été inculpé de complicité de meurtre.
Pour le grand-père du bébé, Hussein Dawabcheh, "les juges ont pris un bon chemin", en validant les aveux du principal suspect. Il a ajouté attendre qu'une "justice équitable" soit rendue dans le cadre du procès principal.
Le crime est resté ancré dans les esprits palestiniens, dans un contexte de conflit persistant avec les Israéliens. Il avait également suscité une vive émotion à l'étranger et une large réprobation en Israël où il avait réveillé les démons de l'extrémisme juif.
La décision complexe du tribunal de Lod (centre) se fonde sur les moyens coercitifs employés pour obtenir ces confessions. Cependant, la cour a validé d'autres aveux, obtenus sans recours à la force, créant ainsi l'incertitude sur la solidité du dossier d'accusation.
La cour était appelée à se prononcer sur la validité des aveux d'Amiram Ben Ouliel et d'un autre juif radical, mineur au moment des faits. Ils sont accusés d'avoir provoqué la mort d'un bébé palestinien de 18 mois brûlé vif et de ses deux parents en incendiant leur maison à Douma en Cisjordanie occupée en...


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