Le président libanais Michel Aoun a demandé mardi à des prélats américains de faire entendre à Washington la position du Liban en faveur du retour des réfugiés syriens dans leur pays.
"Je vous appelle à agir auprès de l'administration américaine pour soutenir la position du Liban sur les déplacés syriens et assurer leur retour", a déclaré M. Aoun qui a reçu à Baabda une délégation de l'Eglise catholique américaine composée de plusieurs prélats, dénonçant les "obstacles mis par les puissances étrangères" sur ce plan.
Jeudi, le président Aoun a réitéré, en recevant les ambassadeurs des pays du GISL, son appel au retour des réfugiés syriens vers "des zones sûre dans leur pays", affirmant que le Liban "ne pouvait plus attendre une solution politique à la crise en Syrie".
Le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, est en conflit ouvert avec le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) qu'il accuse d'entraver le retour volontaire des réfugiés syriens dans leur pays. Il a gelé la semaine dernière les procédures de renouvellement des permis de séjour des employés du HCR, lequel estime que tout retour en Syrie est prématuré, mais ne s'oppose pas à des retours volontaires.
Le Liban accueille près de 1,5 million de réfugiés syriens, dont près d'un million inscrits auprès du HCR. Ils ont fui la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011. Les responsables libanais, notamment le président de la République et le chef de la diplomatie, appellent depuis plusieurs mois à organiser leur retour vers des zones sûres en Syrie.


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