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Afrique du Sud: identification du corps d'une Britannique qui aurait été enlevée

AFP
14/06/2018

Le corps d'une Britannique, qui aurait été victime avec son mari d'un enlèvement en février en Afrique du Sud, a été retrouvé et formellement identifié après la découverte de la dépouille de son époux, a annoncé la police.
"Des recherches intensives pour retrouver Rachel Saunders, âgée de 63 ans, ont finalement porté leurs fruits", selon un communiqué de la police reçu jeudi.
"La dépouille de Rachel Saunders, qui aurait été kidnappée en février 2018 avec son mari Rodney Saunders, a été positivement identifiée", ont ajouté les enquêteurs.
Le corps de Rodney Saunders, 72 ans, retrouvé dans une rivière de la province du KwaZulu-Natal (nord-est), avait lui été identifié fin avril.
Le couple, qui avait la double nationalité britannique et sud-africaine, avait disparu en février lors d'un séjour dans la région.
Leur véhicule avait été retrouvé portant de nombreuses traces de sang et leur compte en banque vidé de près de 60.000 euros.

Quatre personnes ont été arrêtées dans cette affaire, dont un couple soupçonné par la police d'avoir des liens avec le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Fatima Patel et Sayfydeen Aslam del Vecchio auraient notamment hissé dans une réserve du KwaZulu-Natal un drapeau noir aux couleurs de l'organisation jihadiste qui a revendiqué ces dernières années de nombreux attentats meurtriers dans le monde.
Ils sont poursuivis pour enlèvement et meurtre et doivent de nouveau comparaître le 24 août.
L'un des quatre accusés, Thembamandla Kwanele Xulu, a lui été condamné fin mai à trois ans de prison pour possession de biens personnels, en l'occurrence les téléphones portables des victimes.

Dans la foulée de la disparition des Saunders, qui vivaient dans la ville sud-africaine du Cap (sud-ouest), le ministère britannique des Affaires étrangères avait publié une mise en garde sur de "possibles tentatives d'attaques terroristes en Afrique du Sud".
Cette note insistait sur le "danger potentiel" causé par les citoyens sud-africains de retour des zones de guerre en Syrie ou en Irak.
Contrairement à plusieurs pays du continent, l'Afrique du Sud a toutefois été jusque-là épargnée par des attaques jihadistes.

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