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Aquarius: l'Espagne n'a "pas de problème" avec l'Italie ni la France

AFP
14/06/2018

Le gouvernement espagnol, qui a accepté d'accueillir les 629 migrants sauvés par le navire Aquarius, n'a pas de "problème" avec l'Italie et la France, deux pays dont les relations se sont brusquement dégradées en raison de cette affaire.
"Ce n'est pas un problème de l'Espagne avec l'Italie, ou de l'Espagne avec la France, c'est un problème de l'Espagne avec elle-même", a déclaré la vice-présidente du gouvernement Carmen Calvo lors d'une conférence de presse à Valence où le bateau de l'ONG SOS Méditerranée doit arriver dans les prochains jours.
"Nous nous sommes comportés, d'abord comme nous l'oblige notre Constitution" par rapport au respect des traités internationaux et "parce que nous sommes (un membre de) l'Europe", a-t-elle répondu à un journaliste lui demandant si l'Espagne était prête à accueillir des milliers de migrants.
L'Italie, gouvernée par une coalition incluant la Ligue (extrême droite), a fermement refusé d'accueillir les migrants secourus par l'Aquarius et son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini a crié "victoire!" lorsque l'Espagne s'est proposée lundi pour les accueillir.
Le président français Emmanuel Macron a dénoncé en retour "la part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien", déclenchant une crise diplomatique entre Paris et Rome.
M. Salvini a répondu en incitant la France à accueillir davantage de migrants, comme elle s'y était engagée en 2015. Malgré ces fortes tensions, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a maintenu jeudi son rendez-vous vendredi à Paris avec le président Macron.
Les États membres de l'Union européenne s'étaient à l'époque engagés, devant l'arrivée massive de migrants vers le sud de l'Europe, à se les répartir pour relâcher la pression sur l'Italie et la Grèce, principaux pays d'arrivée.
Mais la plupart, dont la France et l'Espagne, ont été très loin de respecter leurs engagements.
Le gouvernement espagnol a également assuré jeudi que les passagers de l'Aquarius n'obtiendraient pas automatiquement le statut de réfugiés. Les situations seront examinées "au cas par cas" après des "entretiens personnels", a prévenu Carmen Calvo.
Certains demandeurs d'asile pourront être placés dans des centres de rétention en attendant l'examen de leur demande, a-t-elle ajouté, en dépit des critiques récurrentes d'associations de défense des droits de l'homme sur ces centres fermés.

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