"Des producteurs membres ou non de l'Opep n'ont pas respecté les objectifs fixés (...) et le prix du pétrole n'a pas atteint le niveau souhaité", déplore le ministre irakien du Pétrole, Jabbar al-Louaïbi, dans un communiqué.
Pour "arriver à un prix équitable et cohérent", ajoute-t-il, "il faut plus de soutien, de stabilité et l'engagement des pays producteurs à l'accord" du début 2017.
A cette époque, l'Opep et d'autres pays producteurs de brut se sont engagés à limiter leur production pour réduire l'offre d'or noir sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix.
En dépit de cet engagement, notent les experts, l'Irak dépasse régulièrement les quotas imposés par l'Opep.
Bagdad plaide régulièrement pour une hausse des cours du brut pour renflouer son budget largement grévé par trois années de guerre contre les jihadistes et la baisse des prix du pétrole.
Le 22 juin, l'Opep et ses partenaires, soient 24 pays en tout, discuteront de l'avenir de leur accord, alors que le Brent et le "light sweet crude" (WTI) sont respectivement repassés fin mai au-dessus des barres symboliques des 80 et 70 dollars.
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Pétrole: l'Irak accuse d'autres producteurs de dépasser les quotas
AFP / le 11 juin 2018 à 17h02


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