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Sommet-Trump doit pousser Kim à mettre fin à l'esclavage, déclarent des dissidents

Le président américain Donald Trump doit faire pression sur le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pour qu'il mette fin à l'esclavage et au travail forcé dans son pays, déclarent des transfuges nord-coréens avant le sommet historique de mardi entre les deux pays.

Avec environ 1,1 million de personnes, soit un Nord-Coréen sur 20, vivant dans l'esclavage, la Corée du Nord a été classée comme le pays qui asservit et exploite le plus sa population, selon l'indice mondial de l'esclavage 2016 établi par la Walk Free Foundation. Pour les dissidents et les militants des droits de l'homme, le sommet de Singapour doit mettre en évidence ces violations des droits.  "Ce n'est pas le moment de se concentrer sur les armes nucléaires. Il faut se concentrer sur la façon dont la Corée du Nord opprime son peuple", a déclaré Yeonmi Park, une transfuge, jointe par téléphone à New York, où elle vit actuellement. 

Yeonmi Park a été violée et est tombée entre les mains des passeurs après être passée en Chine en 2007 à l'âge de 13 ans. Elle fait désormais campagne pour dénoncer l'envoi de jeunes Nord-Coréennes en Chine pour servir d'épouses. Elle a raconté son calvaire dans un livre publié en 2015 "In Order to Live". Beaucoup de Nord-Coréens sont prisonniers dans des camps à l'intérieur du pays, ou envoyés à l'étranger en tant que travailleurs esclaves pour gagner de l'argent pour la Corée du Nord.  Selon un document des Nations Unies de 2015, la Corée du Nord a forcé 50.000 personnes à travailler à l'étranger, principalement en Russie et en Chine, ce qui lui a permis de gagner entre 1,2 et 2,3 milliards de dollars par an.  

Selon l'Alliance européenne pour les droits de l'homme en Corée du Nord, Pyongyang utilise ces "esclaves parrainés par l'État" pour obtenir des fonds et contourner ainsi les sanctions internationales sur son programme d'armement nucléaire. Ces personnes travaillent généralement de 10 à 12 heures par jour. Jusqu'à 90% de leur salaire est envoyé en Corée du Nord, selon cet organisme. 

"Si (Trump et Kim) ne parlent pas des problèmes des droits de l'homme, je crains que beaucoup d'autres ne meurent sous la torture à l'avenir", commente Jihyun Park, une transfuge qui vit désormais à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre. Cette femme de 49 ans, qui n'est pas liée à Yeonmi, a été vendue à la Chine en tant que mariée. Elle a ensuite été arrêtée et renvoyée en Corée du Nord. Elle a été emprisonnée dans un camp, où elle travaillait pieds nus, sur des terrains en pente de l'aube au crépuscule.  "Beaucoup de gens ne connaissent toujours pas la situation à l'intérieur de la Corée du Nord", déclare Jihyun Park. 


Le président américain Donald Trump doit faire pression sur le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un pour qu'il mette fin à l'esclavage et au travail forcé dans son pays, déclarent des transfuges nord-coréens avant le sommet historique de mardi entre les deux pays.
Avec environ 1,1 million de personnes, soit un Nord-Coréen sur 20, vivant dans l'esclavage, la Corée du Nord a été classée comme le pays qui asservit et exploite le plus sa population, selon l'indice mondial de l'esclavage 2016 établi par la Walk Free Foundation.
Pour les dissidents et les militants des droits de l'homme, le sommet de Singapour doit mettre en évidence ces violations des droits.  "Ce n'est pas le moment de se concentrer sur les armes nucléaires. Il faut se concentrer sur la façon dont la Corée du Nord opprime son peuple", a déclaré Yeonmi...