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Immigration: pour Paris, l'Italie "sera obligée de travailler" dans un cadre européen

Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé mercredi que l'Italie serait "obligée de travailler" dans un cadre de coopération européenne sur les questions d'immigration, alors que le nouveau gouvernement italien veut imposer le principe d'une répartition automatique des migrants.
"On voit aujourd'hui à travers l'Europe monter une vague des populismes", en Italie, en Slovénie ou dans "un certain nombre de pays" qui, "pour peut-être n'avoir pas fait face a temps au problème de l'immigration, tombent dans des politiques qui apparaissent à nos yeux démesurées", a déclaré M. Collomb lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Or en matière d'immigration, "nous parions sur la coopération européenne, internationale", et dans ce cadre "nous travaillons avec les pays d'origine, de manière à faire baisser le nombre de migrants qui arrivent clandestinement aux frontières de l'Europe", a ajouté M. Collomb.
"Demain, l'Italie sera obligée de travailler dans ce système-là", a estimé le ministre, en rappelant par exemple le plan présenté par la Commission européenne pour faire monter les effectifs de Frontex, l'agence européenne des frontières, "à 10.000 personnes dans les prochaines années."
"Je ne pense pas que l'Italie puisse se passer d'une telle force", a-t-il ajouté.
Lundi, le président français Emmanuel Macron avait affirmé lundi sa volonté de "poursuivre le dialogue" avec l'Italie sur les migrants.

Le nouveau chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a affirmé mardi que son pays voulait un système "automatique" et "obligatoire" de répartition des demandeurs d'asile dans l'Union européenne, alors que les pays de l'UE, qui peinent à débloquer la réforme enlisée depuis deux ans du système d'asile européen, ont reconnu lors d'une réunion à Luxembourg être loin d'un accord.
M. Conte a notamment plaidé pour un "dépassement du règlement de Dublin", élément clé de cette réforme, qui confie la responsabilité des demandes d'asile au premier pays où la personne est enregistrée -- ce qui fait peser, pour l'Italie, un poids démesuré sur les pays Méditerranéens.

Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé mercredi que l'Italie serait "obligée de travailler" dans un cadre de coopération européenne sur les questions d'immigration, alors que le nouveau gouvernement italien veut imposer le principe d'une répartition automatique des migrants."On voit aujourd'hui à travers l'Europe monter une vague des populismes", en Italie, en Slovénie ou dans "un certain nombre de pays" qui, "pour peut-être n'avoir pas fait face a temps au problème de l'immigration, tombent dans des politiques qui apparaissent à nos yeux démesurées", a déclaré M. Collomb lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.Or en matière d'immigration, "nous parions sur la coopération européenne, internationale", et dans ce cadre "nous travaillons avec les pays d'origine, de manière à...