Razan al-Najjar. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa
L'armée israélienne a réfuté mardi tout acte intentionnel de la part de ses soldats dans la mort d'une secouriste bénévole palestinienne, tuée par balle vendredi lors de protestations et de heurts dans la bande de Gaza.
La mort de Razan al-Najjar, âgée de 21 ans et atteinte à la poitrine alors qu'elle était revêtue d'une blouse blanche, a causé un vif émoi.
L'armée israélienne avait indiqué qu'elle "examinerait" ce cas, comme ceux dans lesquels des civils sont tués par des tirs "présumés" israéliens.
Un "examen initial" des faits indique "qu'un nombre limité de balles a été tiré" lors des évènements dans lesquels Razan al-Najjar a trouvé la mort, et "qu'aucun tir ne l'a visée délibérément ou directement", a dit l'armée israélienne mardi dans un communiqué.
"Cet examen se poursuit", a-t-elle ajouté, précisant que ses conclusions seraient transmises à l'avocat général militaire, qui supervise et veille au respect du droit et des règles de conduite au sein de l'armée.
La bande de Gaza, coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée, est depuis le 30 mars le théâtre de manifestations, le long de la barrière israélienne de séparation, pour le droit au retour des Palestiniens sur les terres qu'ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d'Israël en 1948.
La protestation vise aussi le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël à l'enclave palestinienne que dirige le mouvement islamiste Hamas. Elle a donné lieu à des heurts violents avec l'armée israélienne postée de l'autre côté de la clôture de séparation.
Au moins 125 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars. Aucun Israélien n'a été tué.
Guerre des Six-Jours
Razan al-Najjar a été touchée vendredi à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, alors que, selon la Société palestinienne de secours médical, elle tentait d'apporter des soins aux manifestants.
Sa mort a ravivé les accusations d'usage excessif de la force de la part de l'armée israélienne face à la mobilisation.
Mardi, il n'y avait pas plus d'une centaine de manifestants rassemblés dans le nord de la bande de Gaza près du point de passage d'Eretz vers Israël, selon des correspondants de l'AFP.
Des petits incidents ont eu lieu à Khan Younès et dans le centre de l'enclave palestinienne impliquant des dizaines de manifestants.
A Al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, de jeunes hommes ont attaché des récipients en plastique en feu à des cerf-volants pour tenter d'incendier des terrains agricoles de l'autre côté de la barrière de séparation.
Les manifestants répondaient mardi à un appel coïncidant avec le 51e anniversaire de la guerre des Six-Jours en 1967, quand Israël s'est emparé de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.
Selon les organisateurs, un plus grand nombre de manifestants devait être attendu vendredi, coïncidant avec la capture par Israël du secteur palestinien de Jérusalem. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
L'armée israélienne accuse le Hamas d'envoyer les manifestants en première ligne pour servir de "boucliers humains" à des tentatives d'attaques anti-israéliennes.
La mort de Razan al-Najjar, âgée de 21 ans et atteinte à la poitrine alors qu'elle était revêtue d'une blouse blanche, a causé un vif émoi.
L'armée israélienne avait indiqué qu'elle "examinerait" ce cas, comme ceux dans lesquels des civils sont tués par des tirs "présumés" israéliens.
Un "examen initial" des faits indique "qu'un nombre limité de balles a été tiré" lors des évènements dans lesquels Razan al-Najjar a trouvé la mort, et "qu'aucun tir ne l'a visée délibérément ou directement", a dit l'armée israélienne mardi dans un communiqué.
"Cet examen se poursuit", a-t-elle ajouté,...


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