X

Liban

Cinq lauréats de la Méditerranée, dont l’USEK, seront distingués aujourd’hui

Cérémonie

Le prix Gaïa valorise les défenseurs de l’environnement en Méditerranée.

05/06/2018

Dans la mythologie grecque, Gaïa est la déesse de la Terre, celle sans qui rien n’existe, rien n’est possible. Symboliquement, le programme Med 21 a décidé de donner le nom de cette divinité au prix qui sera remis aujourd’hui à cinq lauréats, pour féliciter leur engagement dans la sauvegarde de l’environnement. Le professeur Mohammad Nadir Aziza, plus connu sous le nom de Shams Nadir, poète et écrivain franco-tunisien, est le vice-président du programme Med 21, qui depuis 2010 a à cœur de valoriser et de protéger le bassin méditerranéen et qui travaille au renforcement de la coopération dans cette région.
Indépendant des organismes d’État, le programme décerne chaque année 12 prix pluridisciplinaires dans 10 pays autour de la Méditerranée. Ces distinctions saluent des travaux réalisés dans les domaines des sciences humaines et sociales, de la philosophie ou encore de l’architecture ou l’urbanisme.

L’environnement, un enjeu qui dépasse les frontières
 « Le prix Gaïa est d’autant plus important qu’aujourd’hui, dès que vous allumez la télévision, vous entendez parler de problèmes environnementaux. L’eau, par exemple, est en train de devenir une ressource génératrice de conflits », explique d’emblée Shams Nadir lors de la conférence de presse qui a été organisée hier à l’hôtel Padova, afin de présenter le prix Gaïa. Pour renforcer la cohésion entre les pays riverains, chaque année, ce sont des personnalités de plusieurs rives de la Méditerranée qui sont mises en avant.
L’année dernière, Fadi Comair, directeur général du ministère de l’Énergie et de l’Eau, avait été primé pour son action symbolique en faveur de l’environnement au Liban. Cette année, c’est l’Université Saint-Esprit de Kaslik, en la personne de son recteur, Georges Hobeika, et Mohammad Abdel Atti, ministre des Ressources hydriques et de l’Irrigation en Égypte, qui seront distingués pour la rive Sud et Corinne Lepage, ancienne ministre française de l’Environnement, Me Christian Huglo, un avocat spécialiste du droit de l’environnement ainsi que que la fondation Albert II de Monaco pour la rive Nord. Leurs prix leur seront remis à l’USEK à 12h.

Quand Feyrouz inspire l’écologie
 « Pour moi, le prix Gaïa a un lien très fort avec le Liban », raconte Shams Nadir. Alors qu’il pensait à la création de ce prix, une chanson de Feyrouz lui revenait inlassablement dans la tête. « C’est pour moi la chanson la plus écologique internationalement parlant. Elle se traduirait par “Donne-moi la flûte et chante avec moi” (A3tini el-naya wa ghanni). »
L’année prochaine, la remise du prix aura lieu dans un autre pays du bassin méditerranéen. Mais même si l’événement n’aura pas lieu au Liban, l’homme aimerait que la chanson de Feyrouz, inspiré d’un poème de Gibran Khalil Gibran devienne l’hymne officiel du prix Gaïa.
Homme de lettres, Shams Nadir est également inspiré par les écrivains libanais. Son nouvel ouvrage, Planisphère intime, qui vient d’être publié aux éditions Dergham, est préfacé par Alexandre Najjar. « Je ne voulais pas écrire mes mémoires, alors j’ai trouvé un moyen détourné, en racontant les circonstances dans lesquelles certains de mes poèmes ont été écrits », détaille-t-il. Il rend ainsi hommage aux hommes qui ont guidé ses pas comme Aragon, ou encore Léopold Sédar Senghor. L’auteur est très heureux du résultat. « Il y a un réel savoir-faire au Liban. Je n’ai jamais eu de livre aussi beau. »

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Gouvernement : un nœud, trois phases et beaucoup de complications...

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué