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Loi syrienne sur l'expropriation : l'ambassadeur syrien assure avoir "dissipé les craintes" de Bassil



L'ambassadeur syrien au Liban, Ali Abdelkarim Ali, a affirmé lundi avoir "dissipé les craintes" du ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, qui l'a reçu au Palais Bustros, au sujet de la loi syrienne sur l'expropriation, et affirmé que la coopération entre Beyrouth et Damas allait "s'intensifier" pour un retour des réfugiés dans leur pays.

Le diplomate a remis à M. Bassil la lettre promise par le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, répondant aux questions du chef de la diplomatie libanaise sur la loi numéro 10. Le ministre libanais dont le pays accueille 1,5 million de réfugiés syriens, pour une population de quatre millions d'habitants, avait adressé une lettre à son homologue syrien dans laquelle il avait exprimé "la crainte du Liban que les conditions fixées par la loi empêchent le retour d'un nombre non négligeable de déplacés". 

"M. Bassil a été convaincu par la lettre du ministre qui a répondu à toutes ses questions et dissipé toutes ses craintes", a indiqué l'ambassadeur syrien.

Cette loi, entrée en vigueur en avril, connue sous le nom de "décret N. 10", permet au gouvernement de Damas de saisir des propriétés privées pour les besoins de projets immobiliers, en échange d'actions dans ces projets bénéficiant aux propriétaires avérés. Les personnes délogées courraient toutefois le risque de ne bénéficier d'aucune contrepartie si elles étaient dans l'incapacité de prouver leur droit de propriété dans les 30 jours suivant le lancement officiel du projet urbain.

Le ministre syrien des Affaires étrangères avait annoncé samedi que le délai pour prouver la détention d'un bien, qui était de trente jours, avait été amendé et prolongé à un an. Il avait indiqué qu'il enverrait une lettre à M. Bassil pour dissiper ses craintes.

L'ambassadeur syrien a par ailleurs assuré qué "la coopération entre le Liban et la Syrie se poursuit et devrait s'intensifier", ajoutant que M. Mouallem avait affirmant dans sa lettre que "la Syrie est soucieuse de voir tous ses fils déplacés revenir".

La semaine dernière, le directeur général de la Sûreté générale libanaise, Abbas Ibrahim, avait annoncé que le Liban œuvrait avec Damas au retour volontaire de plusieurs milliers de réfugiés syriens. Il avait indiqué que de nouveaux retours volontaires, à l'instar de celui de centaines de réfugiés qui étaient retournés chez eux en avril dans le cadre d'une opération supervisée par la Sûreté générale libanaise en coordination avec Damas, étaient prévus.

L'ambassadeur syrien au Liban, Ali Abdelkarim Ali, a affirmé lundi avoir "dissipé les craintes" du ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, qui l'a reçu au Palais Bustros, au sujet de la loi syrienne sur l'expropriation, et affirmé que la coopération entre Beyrouth et Damas allait "s'intensifier" pour un retour des réfugiés dans leur pays.Le diplomate a remis à M. Bassil la lettre promise par le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, répondant aux questions du chef de la diplomatie libanaise sur la loi numéro 10. Le ministre libanais dont le pays accueille 1,5 million de réfugiés syriens, pour une population de quatre millions d'habitants, avait adressé une lettre à son homologue syrien dans laquelle il avait exprimé "la crainte du Liban que les conditions fixées par la loi...