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Liban

Ils ont dit...

- Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, au cours de son homélie dominicale hier : « Une des manifestations de la miséricorde se reflète dans la transparence et le respect de l’opinion publique. Cela s’applique essentiellement à l’affaire du décret de naturalisation qui a soulevé des remous tout à fait justifiés parce que son contenu est passé sous silence et à cause du déséquilibre démographique provoqué par le décret de 1994. Les décisions du Conseil d’État qui a annulé certaines naturalisations n’ont pas été appliquées. (…) Quoi qu’il en soit, compte tenu de la spécificité du système politique libanais, ce ne sont ni la terre ni les services mais les liens du sang qui doivent déterminer l’octroi de la nationalité libanaise. »

- Élie Ferzli, vice-président de la Chambre, au cours d’une interview à la radio : « Le président de la République a le droit de naturaliser les personnes de son choix. »

- Teymour Joumblatt, député du Chouf, sur son compte Twitter : « Faire face aux décrets publiés frauduleusement est un devoir national. La naturalisation est une question souverainiste. Le fait qu’il en soit décidé en catimini soulève de nombreuses interrogations sur les motifs et les objectifs de cette procédure. La priorité doit être donnée aux femmes libanaises pour qu’elles puissent accorder leur nationalité à leurs enfants. »

- Waël Bou Faour, député de Békaa-Ouest-Rachaya, lors d’une cérémonie du PSP à Rachaya : « Il n’est pas question de se taire au sujet du décret de naturalisation et d’accepter que la nationalité libanaise devienne une marchandise qui peut être vendue à des assassins et aux assistants d’assassins. Qu’en est-il des civils de père et de grands-pères libanais, dont les formalités sont bloquées auprès des départements officiels et qui sont incapables d’enregistrer leurs enfants au Liban ? “Ils” ne s’occupent pas de ces gens, seulement parce qu’ils sont pauvres, mais “ils” vont à la quête de ceux qui sont riches, même si leur argent est taché du sang du peuple syrien. »

- Salah Honein, ancien député, dans une déclaration : « L’octroi de la nationalité libanaise est géré par la loi n° 15 du 11 janvier 1925 qui accorde ce droit au président de la République. Il est cependant évident que cette loi ne correspond plus (…) au principe constitutionnel selon lequel le Liban est une République démocratique parlementaire. Il n’est plus permis que l’octroi de la nationalité libanaise continue de relever d’une décision unilatérale et ne fasse pas l’objet d’une loi qui en détermine les conditions. L’article 6 de la Constitution de 1926 stipule que l’octroi ou le retrait de la nationalité doit faire l’objet d’une loi, ce qui signifie que les textes devaient être développés pour déterminer les conditions d’octroi, de maintien et de retrait de la nationalité, suivant un mécanisme précis qui écartera les décisions unilatérales, lesquelles avaient généré en 1994 des conséquences désastreuses, lorsque des centaines de milliers de personnes avaient été naturalisées en vertu d’un décret signé d’un coup de crayon. »

- Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, au cours de son homélie dominicale hier : « Une des manifestations de la miséricorde se reflète dans la transparence et le respect de l’opinion publique. Cela s’applique essentiellement à l’affaire du décret de naturalisation qui a soulevé des remous tout à fait justifiés parce que son contenu est passé sous silence et à cause du déséquilibre démographique provoqué par le décret de 1994. Les décisions du Conseil d’État qui a annulé certaines naturalisations n’ont pas été appliquées. (…) Quoi qu’il en soit, compte tenu de la spécificité du système politique libanais, ce ne sont ni la terre ni les services mais les liens du sang qui doivent déterminer l’octroi de la nationalité libanaise. »- Élie Ferzli, vice-président de la Chambre,...
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