Nous avons reçu hier une mise au point du ministre de la Culture, Ghattas Khoury, en réponse à l’article publié dans notre édition du vendredi 1er juin, intitulé « Et hop, les revoilà les maux du patrimoine », et qui déplore l’obtention d’un permis de démolition de trois bâtiments datant de l’époque du mandat français, situés sur le lot 1231, à l’angle des rues Monnot et Abdel Wahab el-Inglizi.
Voici le texte de la réponse de M. Khoury, communiqué par son bureau d’information :
« Le mohafez de Beyrouth nous a fait parvenir en date du 17 novembre 2017 un rapport de deux experts, Adnan Ahmad et Sami Awada, dûment notifié et portant le numéro 22017, qui conclut que les immeubles construits sur le lot 1231 / Achrafieh sont menacés d’effondrement. Nous avons alors informé les propriétaires du bien-fonds de la nécessité de le restaurer, mais en date du 27 mars 2018, ces derniers nous ont demandé, à travers une lettre écrite, soit de procéder à une expropriation du bien, soit de donner un accord pour sa démolition, motivant leur requête par un manque de moyens nécessaires à sa restauration.
« Le ministère de la Culture a alors répondu qu’il se trouve dans l’impossibilité d’effectuer une expropriation, d’autant que la commission des experts chargée d’inspecter les bâtiments construits sur le lot 1231 / Achrafieh nous a informés que ceux-ci ne comportent pas d’éléments patrimoniaux propres à être préservés et ne contribuent pas à aviver une mémoire collective dans la ville. Vu que ces immeubles constituent désormais une menace pour la sécurité publique et ne peuvent donc être préservés, nous avons demandé aux parties concernées de ne pas entraver la livraison d’un permis de démolition, à condition toutefois de sauvegarder la façade principale, notamment les balcons et terrasses, de sorte qu’elle soit intégrée dans le nouveau bâtiment.
« Le ministère de la Culture réitère son attachement à la préservation des immeubles patrimoniaux et historiques, et affirme qu’il base ses décisions sur les lois en vigueur et sur des rapports d’experts dont la connaissance et le sérieux sont reconnus, prenant en considération les moyens qu’il détient et le droit de propriété consacré par la Constitution. »
Lire aussi
Des bâtiments datant du mandat menacés par un promoteur à la rue Abdel Wahab el-Inglizi


Et le rapport de la DGA, vous en pensez quoi Monsieur le Ministre?? Et la décision de votre prédécesseur? Elle est caduque?
23 h 54, le 04 juin 2018