La Russie a annoncé mardi vouloir organiser "le plus tôt possible" une rencontre avec les Etats-Unis et la Jordanie pour évoquer l'avenir du sud de la Syrie, où Washington a averti le régime de Damas contre toute offensive.
"Les contacts se poursuivent avec les Jordaniens et les Américains" à propos de cette région où sont présentes diverses forces armées, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, cité par les agences russes. "Nous soutenons l'idée d'une rencontre trilatérale à un niveau qui sera commode pour nos partenaires. Le plus tôt sera le mieux", a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis ont averti Damas samedi d'une action "ferme" en cas de violation du cessez-le-feu par le régime dans le sud de la Syrie, où une "zone de désescalade" avait été créée en 2017 à la faveur d'un accord entre Russie, Jordanie voisine et Etats-Unis, qui en sont "garants".
Selon des habitants locaux, des avions militaires syriens ont largué vendredi différents tracts sur la province de Deraa, dans le sud-ouest, non loin du plateau du Golan dont une large partie est occupée par Israël depuis 1967, mettant en garde les groupes rebelles contrôlant la zone contre une offensive imminente.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a pour sa part estimé lundi que seules les forces gouvernementales syriennes devaient se trouver dans cette zone. "Dès le départ, l'accord créant une zone de désescalade dans le sud-ouest de la Syrie supposait un retrait in fine de toutes les forces non syriennes de cette partie du pays", a déclaré M. Lavrov. "Il est évident que le retrait de toutes les forces non syriennes doit se faire de manière réciproque, cela doit être une rue à double sens", a-t-il ajouté.
Le président russe Vladimir Poutine, allié indéfectible de Bachar el-Assad qu'il épaule militairement depuis 2015, avait estimé en mai que le début du processus politique en Syrie allait contribuer au retrait des "forces armées étrangères" de Syrie.
"Les contacts se poursuivent avec les Jordaniens et les Américains" à propos de cette région où sont présentes diverses forces armées, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, cité par les agences russes.
"Nous soutenons l'idée d'une rencontre trilatérale à un niveau qui sera commode pour nos partenaires. Le plus tôt sera le mieux", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis ont averti Damas samedi d'une action "ferme" en cas de violation du cessez-le-feu par le régime dans le sud de la Syrie, où une "zone de désescalade" avait été créée en 2017 à la faveur...


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