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Dernières Infos - Liban

Affaire Ziad Itani : le juge militaire accepte la remise en liberté de Suzanne el-Hajj

L'ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein des Forces de sécurité intérieure (FSI), Suzanne el-Hajj, et le dramaturge libanais Ziad Itani. Photos OLJ

Le premier juge d’instruction militaire, Riad Abou Ghida, a accepté mardi la remise en liberté de l’ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police libanaise, Suzanne el-Hajj, accusée de fabrication de fausses preuves contre le dramaturge Ziad Itani.

En avril, la Cour de cassation militaire avait rejeté une demande similaire, qui confirmait un jugement rendu par le juge Abou Ghida.

Selon des informations de la chaîne locale LBCI, le juge Abou Ghida a cependant émis un acte d'accusation contre elle et un pirate informatique, E. Gh., dont elle aurait utilisé les services. Mme el-Hajj sera déférée, à ce titre, devant le Tribunal militaire. Toujours selon ces informations, l’ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité a été interdite de quitter le territoire libanais.

Suzanne el-Hajj avait été arrêtée le 2 mars dernier par les services de renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) pour fabrication de fausses preuves contre le dramaturge Ziad Itani. Ce dernier, accusé d’intelligence avec Israël, avait été emprisonné à tort pendant quatre mois avant d’être libéré le 13 mars.

L’ancienne directrice au sein des Forces de sécurité intérieure est accusée d’avoir "utilisé les services d’un pirate informatique, E. Gh., pour fabriquer des conversations afin de faire accuser Ziad Itani d’avoir pris contact avec une jeune Israélienne". Suzanne el-Hajj avait perdu son poste à la suite du retweet d’un message ironique sur les femmes en Arabie saoudite. Un certain Ziad Itani avait diffusé la capture d’écran de son retweet et la fonctionnaire aurait monté l’affaire pour se venger, mais se serait trompé de victime en raison de l’homonymie.

Le premier juge d’instruction militaire, Riad Abou Ghida, a accepté mardi la remise en liberté de l’ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police libanaise, Suzanne el-Hajj, accusée de fabrication de fausses preuves contre le dramaturge Ziad Itani. En avril, la Cour de cassation militaire avait rejeté une demande similaire, qui confirmait un jugement rendu par le juge Abou Ghida. Selon des informations de la chaîne locale LBCI, le juge Abou Ghida a cependant émis un acte d'accusation contre elle et un pirate informatique, E. Gh., dont elle aurait utilisé les services. Mme el-Hajj sera déférée, à ce titre, devant le Tribunal militaire. Toujours selon ces informations, l’ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité a été interdite de quitter le...