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La dissuasion et la projection de la stabilité au menu du sommet de l'OTAN, annonce Stoltenberg

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a placé lundi la dissuasion et la projection de la stabilité en tête de cinq thèmes du sommet prévu les 11 et 12 juillet à Bruxelles, destinés à répondre à la politique du Kremlin.

Il a énuméré ces thèmes - où figurent également la coopération avec l'UE, la modernisation des structures de commandement et le partage des capacités et des contributions - devant l'assemblée parlementaire de l'OTAN réunie depuis vendredi à Varsovie. "Nous voyons une Russie plus déterminée, intervenant dans des processus démocratiques internes, responsable de cyberattaques, investissant considérablement dans des capacités militaires modernes, brouillant la distinction entre forces conventionnelles et nucléaires, et, nous l'avons vu en 2014, capable de recourir aux forces armées contre un voisin, pour annexer illégalement la Crimée et déstabiliser l'Est de l'Ukraine", a-t-il dit. 

Concernant la dissuasion et la défense, après le sommet de Varsovie en 2016 "axé sur le renforcement de la présence (de l'OTAN), sur le flanc oriental", à Bruxelles il s'agira de voir "comment améliorer les capacités de transporter les forces, car la dissuasion et la défense ne dépendent pas uniquement de la présence de forces déployées, mais aussi de notre capacité de déplacer des renforts", à travers l'Atlantique et à travers l'Europe, a dit M. Stoltenberg.

Evoquant la projection de la stabilité, qui comprend la lutte contre le terrorisme, il s'est félicité de la tendance à y impliquer davantage les forces locales, comme en Afghanistan, l'OTAN prenant en charge leur formation.

M. Stoltenberg s'est félicité aussi des efforts européens pour renforcer la défense commune, tout en soulignant que ces efforts "ne doivent pas concurrencer ou dupliquer ceux de l'OTAN, mais les compléter".

Concernant la modernisation des structures de commandement de l'Alliance, il espère que le sommet de Bruxelles approuvera la création de deux nouveaux importants centres de commandement, un "atlantique", à Norfolk, en Virginie, chargé notamment des liaisons entre l'Amérique du Nord et l'Europe, et un autre chargé du soutien logistique, en Allemagne.

Enfin, le cinquième thème du sommet sera "le partage des capacités et des contributions": il ne s'agit pas uniquement des budgets de la défense, dont l'OTAN souhaite qu'ils atteignent 2% du PIB pour chaque pays membre, mais aussi de leur participation à des missions extérieures, en Irak, en Afghanistan et dans le cadre de la "Présence avancée rehaussée", en Europe centrale et orientale.

M. Stoltenberg s'est également montré très prudent devant la presse sur le gazoduc sous-marin Nord Stream 2, construit par le géant russe Gazprom entre la Russie et l'Allemagne, qui a suscité des inquiétudes réitérées du Premier ministre polonais.

Mateusz Morawiecki a qualifié lundi matin cette entreprise de "nouvelle arme hybride dirigée contre l'UE, les pays membres de l'UE et l'OTAN".

"Certains alliés ont exprimé des opinions très fermes contre le projet Nord Stream, d'autres ont déclaré que c'est un projet commercial et que les hommes politiques ne doivent pas prendre de décisions sur un tel projet, fondées sur des critères autres que commerciaux", s'est contenté de répondre le secrétaire général de l'OTAN.
L'Alliance applique le principe du consensus, donc exprimer son opinion sur Nord Stream "sera très difficile pour elle", a-t-il admis, tout en préconisant d'améliorer la sécurité énergétique en diversifiant les sources d'approvisionnement.

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a placé lundi la dissuasion et la projection de la stabilité en tête de cinq thèmes du sommet prévu les 11 et 12 juillet à Bruxelles, destinés à répondre à la politique du Kremlin.
Il a énuméré ces thèmes - où figurent également la coopération avec l'UE, la modernisation des structures de commandement et le partage des capacités et des contributions - devant l'assemblée parlementaire de l'OTAN réunie depuis vendredi à Varsovie.
"Nous voyons une Russie plus déterminée, intervenant dans des processus démocratiques internes, responsable de cyberattaques, investissant considérablement dans des capacités militaires modernes, brouillant la distinction entre forces conventionnelles et nucléaires, et, nous l'avons vu en 2014, capable de recourir aux forces armées...