Le groupe de supporteurs du club égyptien de football les Ultras de Zamalek, considéré comme illégal par les autorités, a annoncé dimanche soir sa dissolution, moins de deux semaines après celle des Ultras d'Al-Ahly, l'autre grande équipe du Caire.
Zamalek et Al-Ahly sont les deux plus grands clubs d'Egypte et comptent parmi les plus importants d'Afrique. Leurs groupes de fans inconditionnels, appelés les Ultras, sont dans le collimateur des autorités qui les considèrent comme des entités illégales violentes.
Les Ultras White Knights de Zamalek constituent "seulement une association sportive, sans aucune tendance politique ou affiliation politique", a déclaré l'un de ses fondateurs aux journalistes avant d'annoncer leur dissolution. Il a ensuite symboliquement brûlé la bannière du groupe aux côtés de certains de ses camarades.
Les Ultras d'Al-Ahly, club cairote rival de Zamalek, avaient eux aussi annoncé le 16 mai leur démantèlement. Cette décision était intervenue un mois après des violences entre certains de leurs membres et la police, à la suite d'un match au Caire entre Al-Ahly et le club gabonais de Mounana, dans le cadre des qualifications pour la Ligue des champions d'Afrique.
Les Ultras de Zamalek et d'Al Ahly sont régulièrement impliqués dans des affrontements, notamment avec les forces de sécurité. En février 2012, au moins 74 personnes, pour la plupart des supporteurs d'Al-Ahly, étaient mortes dans des heurts au stade de Port-Saïd (nord) après une rencontre entre le club cairote et l'équipe locale d'Al-Masry. Le championnat égyptien, suspendu un temps, s'est par la suite joué sans public dans les gradins. Les autorités ont depuis assoupli l'accès aux stades. Trois ans après cette tragédie, au moins 20 fans de Zamalek avaient eux aussi perdu la vie lors d'affrontements avec les forces de l'ordre devant un stade de la capitale. L'an dernier, un tribunal du Caire a condamné 14 personnes, dont des Ultras de Zamalek, à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité, pour avoir participé à ces heurts.


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