La Pologne compte souligner l'importance du flanc oriental de l'Otan lors de la session de printemps de l'assemblée parlementaire de l'Otan, qui s'est ouverte vendredi à Varsovie, a indiqué le chef de sa délégation, le député conservateur Marek Opiola.
"Pour nous, le flanc oriental est le plus important, autrement dit la présence des forces alliés sur le flanc oriental", a dit M. Opiola lors d'une conférence de presse à l'ouverture de la session.
Il a indiqué que la délégation polonaise allait exposer aux parlementaires de l'Alliance la situation face à la Russsie et notamment son analyse des manoeuvres russo-bélarusses "Zapad" en 2017, qui avaient été observées avec inquiétude tant à Varsovie que dans les pays baltes, dans le sillage de l'annexion de la Crimée et de la rébellion pro-russe dans l'est de l'Ukraine.
Sur le même sujet, le président de l'assemblée parlementaire de l'Otan Paolo Alli a déclaré qu'il fallait "renforcer en premier lieu la dissuasion sur le flanc oriental, parce qu'on ne voit pas jusqu'à présent de changement dans le comportement de la Russie".
Il ajouté toutefois qu'il est nécessaire pour l'Otan d'avoir à l'égard de Moscou une double approche: "forte dissuasion et ouverture au dialogue".
La session parlementaire de l'Otan se déroule dans des conditions particulières, car un couloir du parlement de Varsovie est occupé depuis plus d'un mois par un groupe de personnes handicapées et de leurs proches qui revendiquent notamment une allocation mensuelle de 117 euros. Les autorités ont organisé les travaux de manière à réduire au maximum les contacts entre manifestants, parlementaires et journalistes.
Concernant l'abandon par le président américain Donald Trump de son projet de sommet avec son homologue nord-coréen, M. Alli a estimé "à titre personnel", que "ce qui se passe relève surtout d'une confrontation entre la Chine et les Etats-Unis dans la région".


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