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"Chemise arrachée" : jusqu'à quatre mois avec sursis en appel pour quatre ex-salariés d'Air France

Quatre ex-salariés d'Air France ont été condamnés en appel pour violences, mercredi, à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis dans l'affaire de la "chemise arrachée" du DRH de la compagnie aérienne.

En octobre 2015, les images de deux cadres de la compagnie française qui avaient dû fuir le siège d'Air France à Roissy (nord de Paris) sous les huées de salariés, l'un torse nu, l'autre la chemise en lambeaux, avaient fait le tour du monde, donnant une piètre image du dialogue social en France.

Les protestataires avaient envahi une salle où se déroulait une réunion direction-syndicats pour dénoncer un projet de restructuration menaçant près de 3.000 emplois.

Xavier Broseta, qui était alors le directeur des ressources humaines, et Pierre Plissonnier, ex-responsable du long-courrier, désormais à la retraite, avaient dû escalader un grillage pour échapper aux manifestants.

Pour trois des quatre prévenus pour violences, tous affiliés au syndicat CGT, la Cour d'appel a confirmé les peines de trois à quatre mois avec sursis prononcées par le tribunal correctionnel en novembre 2016.

Le quatrième, relaxé en première instance et qui était rejugé à la demande du Parquet, a cette fois été condamné, à une peine de trois mois de prison avec sursis.

La Cour d'appel de Paris a également confirmé les peines d'amende de 500 euros infligées à huit autres prévenus, pour des dégradations commises le 5 octobre 2015.

A l'issue de l'audience, les avocats d'Air France ont exprimé leur "satisfaction" de voir sanctionnées par la justice, une nouvelle fois, des "violences inacceptables".

"La vérité n'a intéressé la cour à aucun moment", a, en revanche, regretté l'avocate des prévenus, Me Lilia Mhissen, voyant dans cet arrêt "une décision politique".

A l'occasion du procès en appel mi-mars, le numéro un de la CGT Philippe Martinez avait déploré que l'on "parle beaucoup de dialogue, de concertation, mais (que) la violence patronale (ne soit) jamais condamnée alors que les salariés sont systématiquement traduits devant les tribunaux".

Trois à cinq mois de prison avaient alors été requis contre les quatre anciens employés de la compagnie, qui est empêtrée depuis février dans un conflit social marqué par 15 jours de grève cumulés et la démission début mai du PDG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac.

Quatre ex-salariés d'Air France ont été condamnés en appel pour violences, mercredi, à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis dans l'affaire de la "chemise arrachée" du DRH de la compagnie aérienne.
En octobre 2015, les images de deux cadres de la compagnie française qui avaient dû fuir le siège d'Air France à Roissy (nord de Paris) sous les huées de salariés, l'un torse nu, l'autre la chemise en lambeaux, avaient fait le tour du monde, donnant une piètre image du dialogue social en France.
Les protestataires avaient envahi une salle où se déroulait une réunion direction-syndicats pour dénoncer un projet de restructuration menaçant près de 3.000 emplois.
Xavier Broseta, qui était alors le directeur des ressources humaines, et Pierre Plissonnier, ex-responsable du long-courrier, désormais à la...