L'accord sur le nucléaire iranien "n'est pas mort", a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, qui a évoqué un désaccord à la fois sur le fond et sur la méthode à ce sujet avec les Etats-Unis.
Les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de se retirer de cet accord et promettent d'imposer à l'Iran les sanctions "les plus dures de l'histoire", ainsi que l'a déclaré lundi le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo.
La France a certes des préoccupations communes avec Washington, notamment à l'égard du programme balistique iranien et de la volonté d'hégémonie régionale de Téhéran, a dit Jean-Yves le Drian, interrogé par France Inter. "Mais (...) nous avons un désaccord de fond parce que nous estimons que l'acquis qui a été produit par l'accord de Vienne, qui empêche réellement l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire, est un acquis considérable", a-t-il ajouté. "Cet accord n'est pas mort (...) Les Etats-Unis s'en sont retirés, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Chine la Russie en font toujours partie", a-t-il ajouté.
Concernant la méthode, la France considère que les sanctions envisagées par les Etats-Unis à l'encontre de l'Iran ne sont pas de nature à favoriser le dialogue. "Au contraire, ça va favoriser en Iran la présence et la puissance des conservateurs, ça va affaiblir le président (Hassan) Rohani, qui voulait négocier", a-t-il ajouté. "Et, finalement, cette posture risque de mettre davantage en danger la région que cela ne l'est aujourd'hui."
Jean-Yves Le Drian a également jugé "inacceptable" que les entreprises européennes travaillant avec l'Iran puissent être sanctionnées par les Etats-Unis. "Nous sommes tout à fait opposés à ces mesures (...)extraterritoriales, on ne se plie pas", a dit le ministre français, qui a rappelé la décision de l'Union européenne de mettre en oeuvre un mécanisme financier "immunisant" les entreprises intervenant en Iran contre ces sanctions.
Prié de dire s'il pensait qu'il y avait de nouveau des risques sérieux de guerre au Proche-Orient, Jean-Yves Le Drian a répondu par l'affirmative. "Ce qui est nouveau depuis quelques temps (...) c'est le fait que l'enjeu syrien et l'enjeu iranien sont en train de fusionner et qu'il y a des risques de déflagration régionale", a-t-il expliqué.
Les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de se retirer de cet accord et promettent d'imposer à l'Iran les sanctions "les plus dures de l'histoire", ainsi que l'a déclaré lundi le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo.
La France a certes des préoccupations communes avec Washington, notamment à l'égard du programme balistique iranien et de la volonté d'hégémonie régionale de Téhéran, a dit Jean-Yves le Drian, interrogé par France Inter.
"Mais (...) nous avons un désaccord de fond parce que nous estimons que l'acquis qui a été produit par l'accord de Vienne, qui empêche réellement l'Iran...


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