Rechercher
Rechercher

Agenda - Obsèques

May Arida citée à titre posthume dans l’ordre du Cèdre

Obsèques discrètes et émouvantes pour May Arida en l’église Saint-Nicolas. Photo ANI

D’émouvantes obsèques ont été faites hier à May Arida, fondatrice et présidente du Festival de Baalbeck, en l’église Saint-Nicolas des grecs-orthodoxes (Achrafieh). Présent à la cérémonie funéraire, le ministre de la Culture, Ghattas Khoury, a déposé sur le cercueil de la défunte les insignes de grand commandeur de l’ordre du Cèdre et rendu hommage dans un discours au souvenir d’une femme, qui, en faisant des grandioses ruines de Baalbeck le décor de l’un des plus incontournables festivals du monde arabe, a incarné en sa personne les heures glorieuses du Liban.
« C’est assez de gloire pour May Arida d’avoir été la présidente du Festival de Baalbeck quarante années durant, d’avoir su bondir avec son projet par-dessus les flammes de la guerre, d’avoir permis que le festival se relève de ses cendres et reprenne son élan », a affirmé le ministre de la Culture.
« À travers tout ce qu’elle a vécu, c’est toute une époque de l’histoire du Liban que nous récapitulons ; elle a contribué à forger l’image du Liban », a encore affirmé le ministre
Pour sa part, le métropolite de Beyrouth, Élias Audi, a parlé en termes chaleureux d’un événement que les festivaliers libanais et même de la région, et jusqu’aux artistes en personne, attendaient impatiemment d’une année à l’autre. Et Mgr Audi d’énumérer quelques-uns des grands noms du monde de l’art qui se sont produits sur les marches des temples de Jupiter et de Bacchus, évoquant en particulier les pièces de Cocteau et de Shakespeare, la voix de Feyrouz et les inénarrables opérettes des Rahbani, les strophes de Louis Aragon et les envolées de Placido Domingo, la voix inimitable de Frank Sinatra et les chorégraphies de Maurice Béjart et de Moïsseïev, les entrechats de Margot Fonteyn et Noureev et la baguette de Herbert Von Karajan, les comédies de Roméo Lahoud, le violoncelle de Rostropovith et les « ahat » d’Oum Koulthoum.
« L’une de celles qui ont fait la gloire culturelle du Liban s’en est allée. Que Dieu réconforte sa famille et ceux qui sont restés fidèles à sa vision artistique », a-t-il conclu.
« En perdant May Arida, les temples de Baalbeck perdent l’une de leurs principales colonnes, celle qui avait fondé son festival ; une figure de proue de son histoire et de l’histoire du Liban », a twitté de son côté Walid Joumblatt.

D’émouvantes obsèques ont été faites hier à May Arida, fondatrice et présidente du Festival de Baalbeck, en l’église Saint-Nicolas des grecs-orthodoxes (Achrafieh). Présent à la cérémonie funéraire, le ministre de la Culture, Ghattas Khoury, a déposé sur le cercueil de la défunte les insignes de grand commandeur de l’ordre du Cèdre et rendu hommage dans un discours au souvenir d’une femme, qui, en faisant des grandioses ruines de Baalbeck le décor de l’un des plus incontournables festivals du monde arabe, a incarné en sa personne les heures glorieuses du Liban.« C’est assez de gloire pour May Arida d’avoir été la présidente du Festival de Baalbeck quarante années durant, d’avoir su bondir avec son projet par-dessus les flammes de la guerre, d’avoir permis que le festival se relève de ses...