Le président sortant de la Chambre, Nabih Berry, a déclaré au quotidien al-Mustaqbal du Courant du Futur, qu'il était d'accord avec le président Michel Aoun pour que Saad Hariri soit à nouveau chargé de former un gouvernement, après les élections législatives le 6 mai.
"Le président Aoun et moi-même sommes d'accord pour que cheikh Saad soit à nouveau chargé de former le nouveau gouvernement", a déclaré M. Berry, cité mercredi par le quotidien al-Mustaqbal. Le chef du Législatif s'était rendu hier à Baabda pour évoquer avec le chef de l'Etat les prochaines échéances après législatives. Il a cependant indiqué au journal qu'il n'avait pas évoqué avec le président Aoun les détails de la formation du gouvernement et de la répartition des portefeuilles.
Le président de la Chambre a ajouté qu'il était d'accord avec le président Aoun et le chef du gouvernement sortant Saad Hariri sur la nécessité de former rapidement le nouveau gouvernement "car la situation économique le réclame".
Le nouveau Parlement doit se réunir le 22 ou le 23 mai et très probablement reconduire M. Berry à son poste, qu'il occupe depuis 1992. Par la suite, le président de la République doit nommer le nouveau chef du gouvernement, sur la base de consultations parlementaires contraignantes avec les différents blocs parlementaires qui nommeront leur candidat.
Mardi soir, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea s'était également prononcé à l'issue d'un entretien avec Saad Hariri à la Maison du Centre, pour la formation rapide d'un gouvernement, affirmant que "nous n'avons pas beaucoup de temps surtout en raison de la situation économique".
"Pour ce qui est du gouvernement, j’ai formulé mon avis et le Premier ministre était très attentif. Nous avons besoin d’un nouveau démarrage, de nouveaux visages et d’un style d’action (gouvernementale) différent, pour ne pas avoir les mêmes résultats dont on se plaignait dans le passé. Au Liban, nous sommes à court de temps pour ce qui est de la situation économique et financière. Il n’y a plus de place pour les moitiés de solutions", avait déclaré M. Geagea. Prié de dire s’il allait nommer Saad Hariri, M. Geagea s’était contenté de répondre par le sourire.
ll s'agissait de la première rencontre entre les deux hommes depuis la démission surprise de M. Hariri en novembre 2017.


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