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Liban

À Baalbeck, la maison de Abbas Jawhari cible de tirs

Sécurité

« Le message du Hezbollah est simple : me faire taire », affirme l’ex-candidat aux législatives.

16/05/2018

À Baalbeck, la maison du cheikh Abbas Jawhari, candidat aux législatives dans la circonscription de Baalbeck-Hermel qui s’était retiré avant le scrutin, a été hier la cible d’une grenade et de coups de feu dans cette ville.
« Désormais leurs armes ne se pointent plus vers Israël pour défendre la Palestine. Ils ont perdu la boussole et attaquent Baalbeck, Homs et Alep. » C’est en ces termes que le cheikh Jawhari parle du Hezbollah, dans un entretien téléphonique avec L’Orient-Le Jour à la suite de cette attaque.
Il y a un mois, alors qu’il se présentait aux élections face au tandem chiite Hezbollah-Amal, sa voiture a été saccagée et son chauffeur battu. Par ailleurs, il a été brièvement arrêté puis relâché pour une histoire de possession de drogue. Après cela, il s’est retiré de la course.
« Le Hezbollah ne veut pas de personnes comme moi dans la communauté chiite, parce qu’il est habitué à attiser la fibre communautaire. Il refuse d’être critiqué de l’intérieur de la communauté chiite. C’est pour cela qu’il veut me faire taire », explique le cheikh Jawhari.
Interrogé sur les dégâts matériels que son domicile de Baalbeck a subis, il raconte. « Je ne vais à Baalbeck qu’en week-end, mais on m’a envoyé des photos et les dégâts sont très lourds. Ma mère vit à côté de chez moi. Elle a été prise de panique. Mon frère est mort en martyr en combattant Israël, mais là, ils n’ont de respect pour personne, même pas pour la mère d’un martyr, simplement parce que je m’oppose à leur politique. J’ai cinq enfants et j’ai peur pour eux désormais », martèle-t-il. « Le fait qu’ils tirent sur la maison est un message simple, ils veulent me faire taire. Ils refusent qu’il y ait des opposants dans la communauté », insiste-t-il.
Et sarcastique, il lance : « “Nous protégeons et nous construisons”, tel était le nom de la liste du Hezbollah à Baalbeck-Hermel. Voilà ce qu’ils font maintenant. »
« Il n’y a que l’État qui peut nous sauver de cette situation… Mais dans la région où j’habite, le Hezbollah tient tout », soupire-t-il, lançant un appel au président de la République, au chef du législatif et au Premier ministre pour intervenir.
Contacté par L’Orient-Le Jour, le service d’information du Hezbollah s’est refusé à tout commentaire.

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